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Art. 36 de la LIPR: Référence complète

Interdiction de territoire criminelle au Canada, Guide complet de l'art. 36 de la LIPR

La ressource définitive sur la façon dont les casiers judiciaires créent une interdiction de territoire au Canada et toutes les voies pour y remédier.

Dernière vérification : juin 2026

Réponse courte : l'article 36 de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) est la disposition qui fait d'un antécédent criminel un obstacle à l'entrée au Canada, et elle classe cette interdiction de territoire en deux niveaux. La grande criminalité (art. 36(1)) s'applique généralement lorsque les faits constitueraient, au Canada, une infraction punissable d'un emprisonnement maximal de 10 ans ou plus. La criminalité (art. 36(2)) vise généralement des affaires moins graves, ou deux infractions mineures ou plus. Le niveau applicable n'est pas déterminé par le nom de l'infraction étrangère ni par la peine réellement reçue : il est déterminé en associant votre conduite à l'infraction du Code criminel canadien la plus proche et en examinant la peine maximale possible de cette infraction. Un agent des services frontaliers ou des visas tranche en dernier ressort et conserve son pouvoir discrétionnaire. Le niveau importe parce qu'il détermine les voies disponibles pour surmonter l'interdiction de territoire, la durée d'attente habituelle et le coût. Ce guide explique en langage clair le texte de l'art. 36, le fonctionnement de l'équivalence et du principe de la double criminalité, ce que signifient les « infractions hybrides », la règle de la peine maximale, la règle des infractions multiples, et les voies reconnues pour résoudre l'interdiction de territoire. Il est de nature éducative seulement et ne constitue pas un avis juridique ; pour votre situation, consultez un avocat en immigration agréé ou un consultant réglementé du CRCIC.

Le texte de l'article 36 de la LIPR

L'art. 36 de la LIPR se lit comme suit (paraphrasé de sa forme actuelle, consultez toujours la législation officielle) :

Art. 36(1): Grande criminalité

Emporte interdiction de territoire pour grande criminalité le fait, pour le résident permanent ou l'étranger, selon le cas :

(a) d'être déclaré coupable au Canada d'une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins dix ans ou d'une infraction à une loi fédérale pour laquelle un emprisonnement de plus de six mois a été infligé ;

(b) d'être déclaré coupable, à l'extérieur du Canada, d'une infraction qui, commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins dix ans ;

(c) de se rendre coupable, à l'extérieur du Canada, d'un acte, infraction dans le pays de perpétration, qui, commis au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins dix ans.

Art. 36(2): Criminalité

Emporte, sauf pour le résident permanent, interdiction de territoire pour criminalité le fait :

(a) d'être déclaré coupable au Canada d'une infraction à une loi fédérale punissable par mise en accusation, ou de deux infractions à toute loi fédérale punissables par procédure sommaire et non découlant des mêmes faits ;

(b) d'être déclaré coupable, à l'extérieur du Canada, d'une infraction qui, commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable par mise en accusation, ou de deux infractions qui, commises au Canada, constitueraient des infractions à des lois fédérales punissables par procédure sommaire et ne découlant pas des mêmes faits ;

(c) de se rendre coupable, à l'extérieur du Canada, d'un acte, infraction dans le pays de perpétration, qui, commis au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable par mise en accusation ;

(d) de commettre, à son entrée au Canada, une infraction à une loi fédérale précisée par règlement.

Art. 36(3): Exceptions et réhabilitation

(a) l'infraction punissable par mise en accusation ou par procédure sommaire est assimilée à l'infraction punissable par mise en accusation, indépendamment du mode de poursuite effectivement retenu [la règle des infractions hybrides] ;

(b) l'interdiction de territoire visée aux paragraphes (1) et (2) ne peut être fondée sur une condamnation à l'égard de laquelle une suspension du casier a été ordonnée et n'a pas été révoquée ou n'a pas cessé d'avoir effet sous le régime de la Loi sur le casier judiciaire, ni sur une condamnation à l'égard de laquelle il y a eu un verdict d'acquittement définitif [reconnaissance d'une suspension du casier] ;

(c) les faits visés aux alinéas (1)b) et c) et (2)b) et c) n'emportent pas interdiction de territoire pour le résident permanent ou l'étranger qui, à l'expiration du délai réglementaire, convainc le ministre de sa réhabilitation ou qui appartient à une catégorie réglementaire de personnes présumées réhabilitées [à la fois la réhabilitation criminelle appliquée et la réhabilitation réputée].

Grande criminalité (art. 36(1)) vs Criminalité (art. 36(2)): Pourquoi cela importe

Le niveau d'interdiction de territoire façonne presque tout ce qui suit : les voies disponibles, la durée d'attente habituelle avant de pouvoir présenter une demande, et le montant des frais gouvernementaux. C'est la distinction la plus importante de tout le droit canadien en matière d'interdiction de territoire pour criminalité. Ce que cela signifie pour vous : si votre conduite correspond à une infraction de grande criminalité, la voie automatique de la « réhabilitation réputée » est fermée et il vous faut généralement soit un permis de résident temporaire pour un voyage de courte durée, soit une demande de réhabilitation criminelle approuvée pour une solution permanente. Si elle correspond à la criminalité seulement, vous pouvez avoir plus d'options, y compris (dans des cas restreints) la réhabilitation réputée après l'écoulement d'un délai suffisant. Un agent évalue tout de même chaque cas et tranche ; rien ici ne garantit un résultat.

FacteurGrande criminalité (art. 36(1))Criminalité (art. 36(2))
Peine maximale de l'équivalent canadien10 ans ou plusMoins de 10 ans (acte criminel), ou infraction punissable sur déclaration sommaire
Réhabilitation réputée disponible ?❌ Jamais✓ Généralement après 10 ans pour une infraction unique (une catégorie de 5 ans peut s'appliquer à deux infractions sommaires ou plus en vertu de l'art. 18 du RIPR)
Frais gouvernementaux de RCNiveau de frais supérieurNiveau de frais inférieur
PRT disponible ?✓ Oui (critère plus élevé)✓ Oui
S'applique aux résidents permanents ?✓ Oui (art. 36(1)(a))Limité, seulement pour certaines infractions
Suspension du casier résout ?Non: RC distincte requiseDans certains cas (art. 36(3))

Votre niveau dépend de votre équivalence. Votre niveau dépend de votre équivalence. La classification de votre condamnation étrangère, et le niveau de frais et la période d'attente applicable, est déterminée par l'analyse d'équivalence du Code criminel. Utilisez l'explorateur d'admissibilité gratuit pour un niveau de complexité initial, ou obtenez votre bilan d'admissibilité complet (49,99 $) pour l'analyse d'équivalence complète.

Comment fonctionne l'équivalence: Le principe de la double criminalité

Lorsqu'un ressortissant étranger ayant une condamnation dans un autre pays cherche à entrer au Canada, les agents de l'ASFC et l'IRCC n'évaluent pas l'interdiction de territoire sur la base du nom de l'infraction étrangère, de la peine étrangère, ou de la classification juridique étrangère. Ils appliquent le principe de la double criminalité :

  1. 1

    Identifier l'infraction étrangère

    Quel était le chef d'accusation spécifique ? Quelle était la conduite impliquée ? Les condamnations pour le même nom d'infraction peuvent avoir des éléments très différents selon les juridictions.

  2. 2

    Associer à l'équivalent canadien du Code criminel le plus proche

    L'ASFC associe l'infraction étrangère à l'infraction canadienne dont les éléments correspondent le mieux à la conduite pour laquelle la personne a été condamnée. Le nom de l'infraction n'a pas d'importance, c'est la conduite qui compte.

  3. 3

    Déterminer la peine maximale canadienne

    La peine maximale pour l'infraction canadienne équivalente (pas la peine réelle reçue pour l'infraction étrangère) détermine le niveau d'interdiction de territoire. Si l'équivalent canadien prévoit un maximum de 10+ ans, grande criminalité. Moins de 10 ans, criminalité.

  4. 4

    Appliquer l'art. 36(1) ou l'art. 36(2) de la LIPR

    Sur la base de la peine maximale canadienne, l'agent de l'ASFC ou l'IRCC applique le niveau approprié d'interdiction de territoire et détermine les voies disponibles.

Important : Important : La peine réelle reçue pour l'infraction étrangère (p. ex., une amende de 500 $, 30 jours, probation) ne détermine pas le niveau d'équivalence canadien. Seule la peine maximale de l'infraction canadienne équivalente importe. Par exemple, une CFA américaine (délit) qui n'a abouti qu'à une amende de 300 $ peut tout de même correspondre à la grande criminalité au Canada, car l'équivalent de conduite avec facultés affaiblies prévu à l'art. 320.14 du Code criminel prévoit généralement un maximum de 10 ans (art. 320.19) pour les infractions commises le 18 décembre 2018 ou après ; la façon dont ce cadre s'applique aux condamnations antérieures n'est pas tranchée en droit. La classification dépend de l'analyse d'équivalence, et un agent tranche selon les faits.

Les infractions hybrides: La « règle de la peine maximale »

De nombreuses infractions du Code criminel canadien sont des infractions hybrides, la Couronne peut procéder soit par mise en accusation (procédure plus sérieuse, peines potentielles plus élevées) soit par procédure sommaire (procédure moins sérieuse, peines moins élevées). Comment les infractions hybrides sont-elles traitées en vertu de l'art. 36 de la LIPR ?

La règle de la peine maximale :

La règle de la peine maximale : Aux fins de l'équivalence selon l'art. 36 de la LIPR, les infractions hybrides sont traitées comme des actes criminels. Cela signifie que la peine maximale par voie de mise en accusation est utilisée, et non la peine maximale sommaire inférieure. Même si l'infraction équivalente étrangère aurait été poursuivie par procédure sommaire au Canada, la peine maximale par voie de mise en accusation détermine l'évaluation du niveau d'interdiction de territoire.

Exemple pratique : Deux chefs d'accusation pour voies de fait qui semblent similaires aux États-Unis peuvent correspondre à différentes infractions canadiennes avec différentes peines maximales, plaçant l'un dans le niveau non grave et l'autre dans le niveau grave. Les faits spécifiques de la conduite importent, pas seulement le nom du chef d'accusation.

Que votre infraction relève de l'art. 36(1) (grande criminalité) ou de l'art. 36(2) (criminalité) dépend de l'analyse d'équivalence. Le bilan d'admissibilité fournit cette analyse pour votre chef d'accusation.

Acte criminel vs déclaration sommaire: Ce que cela signifie pour l'art. 36

Le droit pénal canadien comporte trois catégories d'infractions :

  • Actes criminels

    Les plus graves, procès avec jury disponible, peines maximales plus élevées. En vertu de l'art. 36(2)(b) de la LIPR, une seule condamnation étrangère qui correspond à un acte criminel au Canada entraîne l'interdiction de territoire pour criminalité. Une condamnation étrangère correspondant à un acte criminel avec un maximum de 10+ ans entraîne la grande criminalité en vertu de l'art. 36(1).

  • Infractions punissables sur déclaration sommaire

    Moins graves, jugées par un juge seul, peines maximales moins élevées. La peine maximale d'emprisonnement par défaut pour une infraction sommaire est désormais de deux ans moins un jour, portée à partir de six mois lorsque le projet de loi C-75 a modifié l'art. 787 du Code criminel (en vigueur en 2019) ; certaines infractions prévoient leur propre maximum sommaire. En vertu de l'art. 36(2)(a)/(b) de la LIPR, une seule infraction étrangère qui ne correspond qu'à une infraction sommaire canadienne ne crée généralement pas, à elle seule, d'interdiction de territoire ; dans la plupart des cas, il faut deux infractions de ce type ou plus ne découlant pas des mêmes faits pour que l'art. 36(2) s'applique. Un agent évalue les infractions précises.

  • Infractions hybrides (procédure mixte)

    Peuvent être jugées de l'une ou l'autre façon. Aux fins de l'équivalence LIPR, toujours traitées comme des actes criminels, utiliser la peine maximale par mise en accusation. C'est la « règle de la peine maximale » décrite ci-dessus.

Point clé : Point clé : Une seule condamnation étrangère mineure qui correspond à une infraction canadienne punissable seulement par procédure sommaire (rare) peut ne pas créer d'interdiction de territoire du tout, l'art. 36(2)(b) de la LIPR exige que l'infraction étrangère corresponde à un acte criminel OU exige deux infractions sommaires ou plus. Il s'agit d'un point nuancé qui nécessite une analyse juridique minutieuse des accusations spécifiques.

La règle des infractions multiples

Les condamnations multiples sont traitées plus sévèrement en vertu de l'art. 36 de la LIPR de plusieurs façons :

  • Deux infractions sommaires ou plus (art. 36(2)(a)/(b))

    Alors qu'une seule infraction étrangère correspondant à une déclaration sommaire canadienne pourrait ne pas entraîner d'interdiction de territoire, deux telles infractions ou plus (ne découlant pas d'un seul et même fait) le font. C'est la règle des « deux infractions mineures » en vertu de la LIPR.

  • Les infractions multiples excluent la réhabilitation réputée (art. 18(2) du RIPR)

    La réhabilitation réputée, la règle automatique des 10 ans, n'est pas disponible si vous avez plus d'une condamnation. Même deux infractions mineures remontant à des décennies vous excluront de la réhabilitation réputée. La réhabilitation criminelle appliquée (après 5 ans) est la voie appropriée.

  • Les infractions multiples déclenchent un examen plus rigoureux de la réhabilitation criminelle

    Une demande de réhabilitation criminelle impliquant plusieurs condamnations fait l'objet d'un contrôle accru. L'agent doit évaluer le schéma du comportement criminel et le risque global de récidive. L'approbation n'est pas automatique même après la période d'attente de 5 ans.

  • Exception de « fait unique »

    Les condamnations multiples découlant d'un seul acte/fait criminel, par exemple, des accusations à la fois de possession et de trafic découlant de la même transaction, peuvent être traitées comme une seule infraction à certaines fins de la LIPR. Cette exception est interprétée de manière restrictive et nécessite une analyse juridique.

Les quatre voies pour surmonter l'interdiction de territoire criminelle

1

Réhabilitation réputée (art. 18(2) du RIPR)

Automatique, aucune demande, aucuns frais. Disponible lorsque : (a) la condamnation étrangère correspond à une infraction canadienne dont la peine maximale est inférieure à 10 ans (criminalité non grave seulement) ; (b) 10 ans ou plus se sont écoulés depuis l'exécution complète de la peine ; et (c) une seule infraction a été commise.

Idéale pour : Condamnation unique ancienne et mineure, 10+ ans sans récidive. Aucun coût, aucune paperasse.

Guide complet sur la réhabilitation réputée →
2

Réhabilitation criminelle appliquée (art. 36(3)(c) de la LIPR)

Résolution permanente. Nécessite une demande formelle à l'IRCC, et vous devenez généralement admissible à présenter une demande une fois qu'au moins 5 ans se sont écoulés depuis l'exécution complète de la peine (y compris toute amende payée, la probation terminée et la détention purgée). Disponible pour tous les types d'interdiction de territoire (grave et non grave) et les condamnations multiples. Les frais gouvernementaux de traitement dépendent de votre classification : au 1er décembre 2025, ils étaient de 246,25 $ CA pour la criminalité (non grave) et de 1 231 $ CA pour la grande criminalité (ces frais sont ajustés périodiquement, alors confirmez le tarif courant auprès de l'IRCC). Le traitement prend couramment de plusieurs mois à bien plus d'un an. Une fois approuvée, l'interdiction de territoire pour les infractions visées est résolue de façon permanente, bien qu'un agent puisse toujours tenir compte de tout nouveau fait.

Idéale pour : Toute personne avec 5+ ans depuis l'exécution de la peine qui souhaite une solution permanente.

Guide complet sur la réhabilitation criminelle →
3

Permis de résident temporaire (art. 24(1) de la LIPR)

Permission temporaire d'entrer au Canada malgré l'interdiction de territoire. Pas de délai d'attente minimal, disponible immédiatement après la condamnation. Valide jusqu'à 3 ans. Ne résout pas l'interdiction de territoire sous-jacente, doit être renouvelé ou remplacé par la réhabilitation criminelle. Disponible au point d'entrée ou auprès d'un bureau des visas canadien.

Idéale pour : Besoins de voyage urgents/immédiats, ou comme solution de transition en attendant l'admissibilité à la RC.

Guide complet sur le PRT →
4

Suspension du casier / Pardon (Application limitée)

Une suspension du casier canadien (anciennement appelée pardon) en vertu de la Loi sur le casier judiciaire peut résoudre l'interdiction de territoire pour criminalité pour les condamnations canadiennes, mais pas pour les condamnations étrangères. Un pardon américain, une condamnation purgée au Royaume-Uni, ou une condamnation purgée en Australie ne résout PAS l'interdiction de territoire canadienne en vertu de la LIPR. La suspension du casier doit émaner de l'autorité canadienne compétente.

Idéale pour : Les personnes ayant uniquement des condamnations canadiennes. N'aide pas pour l'interdiction de territoire due à des condamnations étrangères.

Infractions courantes: Comment fonctionne la classification

Le niveau LIPR pour une infraction donnée dépend de l'association de votre chef d'accusation étranger à l'équivalent du Code criminel canadien le plus proche, puis de la vérification de la peine maximale de cet équivalent. Tendances générales :

  • Généralement grande criminalité (art. 36(1)) : CFA/conduite avec facultés affaiblies (après 2018), voies de fait causant des lésions corporelles, voies de fait graves, vol qualifié, vol/fraude importants, trafic de drogues, la plupart des infractions liées aux armes, agression sexuelle
  • Peut être criminalité non grave (art. 36(2)) : Voies de fait simples, vol mineur/vol à l'étalage, méfait, possession de drogue (usage personnel), fraude mineure
  • Chaque cas est différent : Les éléments statutaires spécifiques de votre infraction, le montant impliqué, la nature du préjudice, tout cela affecte l'analyse.

Votre classification spécifique nécessite une analyse d'équivalence. Votre classification spécifique nécessite une analyse d'équivalence. Le moteur d'équivalence criminelle associe votre chef d'accusation exact au droit canadien, ou obtenez l'analyse complète avec votre niveau LIPR, les frais et le calendrier de réhabilitation dans le bilan d'admissibilité (49,99 $).

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Foire aux questions

Qu'est-ce que l'article 36 de la LIPR ?+

L'article 36 de la LIPR est la disposition de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés du Canada qui régit l'interdiction de territoire pour criminalité. Il comporte deux niveaux principaux : l'art. 36(1), grande criminalité (l'infraction étrangère correspond à l'équivalent canadien avec un maximum de 10+ ans), et l'art. 36(2), criminalité (l'infraction étrangère correspond à l'équivalent canadien avec moins de 10 ans, ou deux équivalents d'infractions sommaires). L'article 36(3) prévoit les exceptions et les voies de réhabilitation.

Quelle est la différence entre grande criminalité et criminalité en vertu de la LIPR ?+

La grande criminalité (art. 36(1) de la LIPR) s'applique lorsque votre condamnation étrangère correspond à une infraction du Code criminel canadien prévoyant un emprisonnement maximal de 10 ans ou plus. La criminalité (art. 36(2)) s'applique lorsque l'équivalent canadien prévoit moins de 10 ans. La distinction détermine : si la réhabilitation réputée est disponible (seulement pour les condamnations de l'art. 36(2)), le niveau de frais de réhabilitation criminelle, et la difficulté globale de l'évaluation du PRT.

L'art. 36 de la LIPR s'applique-t-il aux résidents permanents ?+

Oui, mais de façon plus limitée. L'art. 36(1) de la LIPR s'applique aux ressortissants étrangers ET aux résidents permanents pour la grande criminalité, un RP condamné pour une infraction de grande criminalité au Canada peut être jugé interdit de territoire et potentiellement renvoyé. L'art. 36(2) (criminalité) s'applique généralement seulement aux ressortissants étrangers cherchant à entrer, et non aux résidents permanents établis (bien qu'il y ait des exceptions). Le régime d'interdiction de territoire des RP est complexe et nécessite des conseils juridiques spécifiques.

Mon délit américain crée-t-il une interdiction de territoire selon l'art. 36 de la LIPR ?+

Cela dépend de l'équivalent canadien du délit spécifique. De nombreux délits américains correspondent à des actes criminels canadiens (infractions hybrides traitées comme des actes criminels aux fins de la LIPR). L'étiquette « délit » américaine ne détermine pas votre niveau d'interdiction de territoire canadien, c'est la peine maximale de l'équivalent canadien qui le fait. Utilisez le moteur d'équivalence criminelle pour votre infraction.

Si j'ai obtenu un pardon dans mon pays d'origine, cela aide-t-il pour l'art. 36 de la LIPR ?+

Un pardon étranger ne résout pas automatiquement l'interdiction de territoire canadienne en vertu de la LIPR. L'art. 36 de la LIPR exige l'analyse de l'équivalent canadien indépendamment de la réhabilitation domestique étrangère. Un pardon étranger est un facteur positif dans une demande de PRT ou de réhabilitation criminelle, mais il ne vous rend pas admissible au Canada par lui-même.

L'interdiction de territoire criminelle au Canada est-elle permanente ?+

Non. L'interdiction de territoire criminelle n'est pas permanente, elle peut être surmontée grâce à : (1) la réhabilitation réputée (automatique après 10 ans, pour les condamnations uniques non graves) ; (2) la réhabilitation criminelle appliquée (demande formelle après 5 ans, approbation permanente) ; (3) un Permis de résident temporaire (permission temporaire pour un voyage spécifique) ; ou (4) une suspension du casier canadien (pour les condamnations canadiennes seulement). Il n'existe aucune infraction créant une interdiction de territoire absolue et permanente qui ne peut être surmontée par l'une de ces voies.

Une conduite avec facultés affaiblies (CFA) rend-elle interdit de territoire au Canada selon l'art. 36 de la LIPR ?+

Généralement oui, et souvent au titre de la grande criminalité. Depuis l'entrée en vigueur du projet de loi C-46 le 18 décembre 2018, la conduite avec facultés affaiblies d'un moyen de transport prévue à l'art. 320.14 du Code criminel est punissable d'un maximum pouvant atteindre 10 ans (art. 320.19), ce qui correspond à la grande criminalité en vertu de l'art. 36(1) de la LIPR. Cela signifie que la réhabilitation réputée ne s'applique pas et que l'affaire doit généralement être résolue par un permis de résident temporaire ou une réhabilitation criminelle approuvée. Pour les infractions de conduite avec facultés affaiblies antérieures au 18 décembre 2018, l'ancienne infraction (art. 253) prévoyait un maximum de 5 ans, et la façon dont le cadre actuel de 10 ans s'applique aux condamnations antérieures n'est pas tranchée en droit. Un agent évalue les faits précis et tranche.

Combien de temps après une condamnation puis-je entrer au Canada avec un casier judiciaire ?+

Il n'existe pas de délai d'attente unique ; cela dépend de la voie et de votre classification. Le permis de résident temporaire n'a pas de délai d'attente minimal et peut être demandé immédiatement pour un besoin réel, mais il est discrétionnaire et temporaire. La réhabilitation criminelle appliquée exige généralement au moins 5 ans depuis l'exécution complète de la peine. La réhabilitation réputée, lorsqu'elle est possible, exige généralement au moins 10 ans pour une infraction unique non grave (une catégorie de 5 ans peut s'appliquer à deux infractions sommaires ou plus en vertu de l'art. 18 du RIPR). Le délai court à compter de l'exécution complète de la peine, et non de la date de la condamnation, de sorte qu'une amende impayée ou une probation en cours suspend le compte.

Comment le Canada apprend-il l'existence de mon casier judiciaire étranger ?+

Lorsque vous cherchez à entrer ou que vous demandez un visa ou une AVE, on vous interroge sur vos antécédents criminels, et fournir des renseignements faux ou incomplets peut en soi entraîner une interdiction de territoire pour fausses déclarations en vertu de l'art. 40 de la LIPR (généralement une interdiction de 5 ans). Le Canada et les États-Unis échangent aussi des renseignements sur les antécédents criminels par des canaux d'application de la loi (par exemple, les systèmes utilisés par la police pour interroger les casiers), de sorte qu'un casier américain peut être visible pour un agent canadien à la frontière. L'approche la plus fiable consiste à comprendre votre statut et à le régler par la bonne voie plutôt que de compter sur le fait qu'un casier ne soit pas vu.

L'interdiction de territoire criminelle est-elle la même chose que l'interdiction pour fausses déclarations ?+

Non. L'interdiction de territoire criminelle (art. 36 de la LIPR) repose sur des infractions et se résout par des voies comme le PRT ou la réhabilitation criminelle. Les fausses déclarations (art. 40 de la LIPR) constituent un motif distinct fondé sur le fait de cacher, directement ou indirectement, des faits importants ou de fournir de faux renseignements ; il s'agit généralement d'une interdiction de territoire de 5 ans en vertu de l'art. 40(2)(a). La réhabilitation criminelle ne corrige pas une conclusion de fausses déclarations, qui suit simplement son cours dans le temps. Les deux peuvent aussi se chevaucher, par exemple si une personne omet de déclarer une condamnation. Chacun est évalué selon ses propres critères par l'agent.

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