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Comprendre la LIPR a.36

Comment les condamnations étrangères s'appliquent en droit canadien

Le Canada applique le principe de la double incrimination, votre condamnation étrangère est évaluée selon l'infraction équivalente prévue par le Code criminel du Canada.

✓ Dernière vérification : 18 août 2026

Lorsqu'un ressortissant étranger demande à entrer au Canada avec un casier judiciaire, les autorités d'immigration canadiennes n'examinent pas la loi étrangère, elles examinent l'infraction équivalente en droit canadien. C'est le principe de la double incrimination, qui détermine tout : votre admissibilité, l'article de la LIPR applicable et les options de réhabilitation à votre disposition.

Qu'est-ce que l'équivalence criminelle ?

L'équivalence criminelle est le processus consistant à associer une condamnation criminelle étrangère à l'infraction la plus proche prévue par le Code criminel du Canada (CCC). L'équivalent canadien, et non l'accusation étrangère, détermine :

  1. 1.La classification: L'équivalent canadien est-il une infraction punissable par procédure sommaire, une infraction par mise en accusation ou une infraction mixte ?
  2. 2.La peine maximale: Quelle est la peine maximale prévue en droit canadien ? Cela détermine la nature grave ou non grave de la criminalité.
  3. 3.La classification selon la LIPR: L'infraction relève-t-elle de l'a.36(1) grande criminalité (peine maximale de 10 ans ou plus) ou de l'a.36(2) criminalité ?
  4. 4.Les options de réhabilitation, réhabilitation présumée, demande de réhabilitation criminelle ou éligibilité au permis de séjour temporaire (PST).

Pourquoi est-ce important ?

La même infraction peut avoir des conséquences très différentes selon son équivalent canadien :

Exemple : DUI/conduite avec facultés affaiblies (après 2018)

Un DUI américain correspond à l'article 320.14 du Code criminel (conduite avec facultés affaiblies), peine maximale de 10 ans d'emprisonnement. Cela en fait une grande criminalité au sens de l'alinéa 36(1) de la LIPR. La réhabilitation présumée n'est PAS disponible.

Exemple : vol simple de moins de 5 000 $

Un vol mineur américain correspond à l'alinéa 334b) du Code criminel, peine maximale de 2 ans d'emprisonnement (infraction mixte). Il s'agit d'une criminalité non grave au sens du paragraphe 36(2) de la LIPR. La réhabilitation présumée est disponible après 10 ans.

Grande criminalité vs. criminalité non grave

CaractéristiqueGrande criminalité (a.36(1))Criminalité (a.36(2))
Peine maximale10 ans ou plus selon le CCCMoins de 10 ans
Article de la LIPRs.36(1)s.36(2)
Réhabilitation présuméeNon admissible : NonAdmissible : Peut s'appliquer (infraction unique, 10 ans ou plus)
Réhabilitation criminelleAdmissible : Oui (5 ans ou plus)Admissible : Oui (5 ans ou plus)
PST disponibleAdmissible : Généralement oui (à la discrétion de l'agent)Admissible : Généralement oui (à la discrétion de l'agent)
Frais de demande de réhabilitation (à confirmer sur IRCC)1 231 $ CA246,25 $ CA

Les frais reflètent l'indexation de décembre 2025. Confirmez le montant en vigueur avant de payer : Liste des frais d'IRCC

Comment le Canada évalue-t-il les condamnations étrangères ?

  1. Identifier l'infraction étrangère, L'agent examine l'accusation, les détails de la condamnation et la peine imposée dans le pays étranger.
  2. Trouver l'équivalent canadien, L'agent détermine à quel article du Code criminel du Canada l'infraction correspond le mieux.
  3. Déterminer la classification, L'équivalent canadien est-il une infraction punissable par procédure sommaire, une infraction par mise en accusation ou une infraction mixte ?
  4. Vérifier la peine maximale, Si la peine maximale en droit canadien est de 10 ans ou plus, il s'agit d'une grande criminalité (alinéa 36(1) de la LIPR). Moins de 10 ans = criminalité non grave (paragraphe 36(2)).
  5. Déterminer l'admissibilité, En fonction de la classification, l'agent évalue l'éligibilité à la réhabilitation et rend une décision sur l'admissibilité.
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Comment fonctionne l'équivalence, expliqué en entier

Le volume « Entrer au Canada » de notre bibliothèque explique chaque motif d'interdiction de territoire, le cadre d'équivalence et chaque voie de réhabilitation, avec le droit public cité. De l'éducation, pas des conseils.

Correspondance avec le CCC
Classification de l'infraction
Aperçu de la complexité selon la LIPR
Calendrier de réhabilitation
Prochaines étapes
100 % anonyme
Explorer Entrer au Canada (vol. 1) →

Le volume « Immigrer au Canada » de notre bibliothèque explique l'Entrée express, les PCP, le parrainage et les permis à partir des critères publiés, avec citations. De l'éducation, pas des conseils.

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que le principe de la double incrimination ?

En droit de l'immigration canadien, une condamnation étrangère est évaluée selon l'infraction équivalente prévue par le Code criminel du Canada, et non selon la loi étrangère. C'est le principe de la double incrimination, codifié à l'article 36 de la LIPR.

Le Canada voit-il les condamnations effacées ou graciées ?

Souvent, oui. Grâce à des ententes d'échange de renseignements, les autorités canadiennes peuvent avoir accès à des renseignements sur les antécédents criminels qui peuvent encore refléter un casier même après un effacement étranger. Un effacement américain n'est pas équivalent à une suspension du casier judiciaire canadienne, de sorte qu'il ne règle généralement pas, à lui seul, l'interdiction de territoire. Consultez notre guide sur les casiers effacés pour plus de détails.

Qu'est-ce qui fait d'une condamnation une "grande criminalité" ?

En vertu du paragraphe 36(1) de la LIPR, une infraction est classifiée comme grande criminalité si l'infraction canadienne équivalente est passible d'une peine maximale de 10 ans ou plus. Cela comprend la conduite avec facultés affaiblies (après 2018), les voies de fait causant des lésions corporelles, le trafic et de nombreuses autres infractions.

Où puis-je apprendre comment fonctionne l'équivalence criminelle avant de voyager ?

Nos guides gratuits expliquent le fonctionnement de l'équivalence en termes généraux. Le volume « Entrer au Canada » de notre bibliothèque d'études approfondies explique le cadre complet, article par article, avec des citations de la LIPR et du Code criminel. Il s'agit d'éducation sur le droit, et non de l'évaluation d'un cas individuel. Les volumes sont à 79 $.

Et si mon infraction n'a pas d'équivalent canadien ?

S'il n'existe pas d'infraction équivalente en droit canadien, le principe de la double incrimination signifie que la condamnation ne crée généralement pas d'interdiction de territoire. Toutefois, cette évaluation devrait être confirmée par un avocat spécialisé en immigration autorisé.

La peine que j'ai reçue est-elle importante ?

La peine effectivement reçue peut importer pour certains aspects (p. ex., en vertu de l'alinéa 36(1)a) de la LIPR, une peine d'emprisonnement de plus de six mois imposée pour une condamnation au Canada), mais la classification principale dépend généralement de la peine MAXIMALE prévue par le droit canadien, et non de la peine effectivement imposée.

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