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Interdiction de territoire pour criminalité

Accusations en attente et entrée au Canada : Ce que vous devez savoir

Accusé mais pas condamné? Vous pouvez quand même faire face à une interdiction de territoire à la frontière canadienne. Voici le cadre juridique qui détermine votre risque.

Dernière vérification : mars 2026

Une accusation criminelle en attente n'est pas une condamnation — et beaucoup de gens présument que puisqu'ils n'ont pas été reconnus coupables, leur dossier n'affectera pas leur capacité d'entrer au Canada. Cette hypothèse est erronée. En vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR), les agents de l'ASFC peuvent rendre une décision d'interdiction de territoire fondée sur des « motifs raisonnables de croire » qu'une infraction a été commise — une norme moins élevée qu'une condamnation criminelle. Ce guide explique le cadre juridique, votre risque et les options disponibles.

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Le cadre juridique : art. 36 de la LIPR et « motifs raisonnables de croire »

L'interdiction de territoire pour criminalité au Canada est régie par l'art. 36 de la LIPR. La plupart des gens connaissent les art. 36(1) et 36(2) tels qu'ils s'appliquent aux condamnations — mais ces dispositions couvrent également les accusations en attente :

Art. 36(1)(b) de la LIPR — Grande criminalité

En vertu de l'art. 36(1)(b), un ressortissant étranger est interdit de territoire pour grande criminalité s'il est accusé à l'extérieur du Canada d'une infraction qui, si elle était commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'une peine maximale d'emprisonnement d'au moins 10 ans — sous réserve qu'il existe des motifs raisonnables de croire que l'infraction a été commise.

Art. 36(2)(b) de la LIPR — Criminalité

En vertu de l'art. 36(2)(b), un ressortissant étranger est interdit de territoire pour criminalité s'il est accusé à l'extérieur du Canada d'une infraction qui, si elle était commise au Canada, constituerait un acte criminel en vertu d'une loi fédérale — encore une fois sous réserve qu'il existe des motifs raisonnables de croire que l'infraction a été commise.

« Motifs raisonnables de croire » est une norme juridique moins élevée que la preuve hors de tout doute raisonnable (la norme de la condamnation criminelle). Elle signifie qu'il existe une croyance sincère fondée sur des éléments de preuve crédibles — dans ce contexte, l'existence des accusations constitue elle-même une preuve qui fonde cette croyance. Le fait que vous n'ayez pas été condamné n'élimine pas le pouvoir de l'agent de rendre une décision d'interdiction de territoire.

Ce que les agents de l'ASFC peuvent voir

Les agents de l'ASFC aux points d'entrée ont accès à des bases de données qui peuvent signaler les accusations en attente — notamment pour les citoyens et résidents américains, grâce au partage de données en temps réel dans le cadre de l'accord Canada–États-Unis Par-delà la frontière et aux requêtes NCIC/CIPC. Cela signifie :

  • ⚠️ Une accusation en attente peut apparaître dans une requête de base de données lorsque votre passeport ou pièce d'identité est présenté à la frontière
  • ⚠️ Les agents peuvent vous interroger directement sur toute accusation criminelle, en attente ou autre
  • ⚠️ Fournir des réponses fausses ou trompeuses sur vos antécédents criminels — y compris les accusations en attente — constitue une fausse déclaration en vertu de la LIPR, une infraction grave entraînant une interdiction de 5 ans sur les demandes d'immigration

Ne mentez jamais à l'ASFC. Si l'on vous interroge sur des accusations criminelles ou vos antécédents, répondez honnêtement. La fausse déclaration est un motif distinct d'interdiction de territoire en vertu de l'art. 40 de la LIPR et peut avoir des conséquences bien plus graves que l'accusation elle-même.

Conditions de mise en liberté sous caution et restrictions de voyage

Un problème distinct et immédiat : si vous avez des conditions de mise en liberté sous caution liées à vos accusations en attente, vérifiez si elles incluent des restrictions de voyage avant de tenter d'entrer au Canada.

  • De nombreuses conditions de mise en liberté sous caution interdisent explicitement de quitter la juridiction, l'État/la province ou le pays
  • Violer les conditions de mise en liberté sous caution en voyageant à l'international constitue une infraction criminelle distincte dans la plupart des juridictions
  • Les agents de l'ASFC peuvent examiner les conditions de mise en liberté sous caution que vous apportez — les conditions restreignant le voyage constituent un signal d'alarme important à la frontière

Examinez vos conditions de mise en liberté sous caution avec votre avocat de la défense criminelle avant tout voyage international.

Ce qu'apporter si vous tentez d'entrer au Canada

Si vous avez des accusations en attente et avez l'intention de voyager au Canada — et que votre avocat de la défense criminelle a confirmé que vous ne violez pas vos conditions de mise en liberté sous caution — les documents suivants peuvent aider votre dossier à la frontière :

Documents judiciaires

Documentation officielle indiquant la nature de l'accusation, les dates d'audience prévues et l'état actuel de la procédure.

Document des conditions de mise en liberté sous caution

Vos conditions complètes de mise en liberté sous caution, indiquant les voyages autorisés. Les agents voudront s'assurer que vous ne violez pas les conditions en étant au Canada.

Lettre de l'avocat

Une lettre de votre avocat de la défense criminelle confirmant l'état de votre dossier et que votre voyage ne viole aucune ordonnance du tribunal ni aucune condition de mise en liberté sous caution.

Documentation du motif de voyage

Raison claire et impérieuse de votre voyage au Canada — contrat commercial, rendez-vous médical, visite familiale urgente. Plus la raison est convaincante, mieux c'est.

Aucune garantie : même avec ces documents, un agent de l'ASFC a le pouvoir de refuser votre entrée en raison des accusations en cours. Il n'y a aucun moyen de garantir l'admission au Canada lorsque vous avez des accusations en attente. Le risque d'être refoulé est réel et significatif.

Permis de résident temporaire (PRT) — Une option dans certains cas

Si vous êtes interdit de territoire au Canada en raison d'accusations en attente, un Permis de résident temporaire (PRT) en vertu de l'art. 24(1) de la LIPR peut vous permettre d'entrer au Canada pour une raison impérieuse, malgré l'interdiction de territoire. Les PRT sont discrétionnaires et non garantis — l'agent doit être convaincu que votre besoin d'entrer au Canada est justifié compte tenu de l'interdiction de territoire et de l'intérêt public.

Les PRT peuvent être demandés à un point d'entrée (avec risque de refus) ou à l'avance auprès d'un bureau des visas canadien. Faire une demande à l'avance est généralement plus sûr pour les dossiers impliquant des accusations en attente, car cela permet un examen approfondi.

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Foire aux questions

J'ai été accusé mais les accusations ont été retirées par la suite — suis-je toujours interdit de territoire?+

Les accusations retirées résolvent généralement la préoccupation d'interdiction de territoire en vertu des art. 36(2)(b) ou 36(1)(b), puisqu'il n'y a plus d'accusation. Cependant, les agents de l'ASFC peuvent toujours poser des questions sur les circonstances, et si le comportement sous-jacent suggère qu'une violation a eu lieu, d'autres problèmes d'admissibilité peuvent se poser. Consultez notre guide sur les accusations retirées pour plus de détails.

L'ASFC sera-t-elle au courant de mes accusations en attente si elles proviennent des États-Unis?+

L'ASFC a accès en temps réel aux bases de données des forces de l'ordre américaines pour les citoyens et résidents américains grâce aux accords d'échange d'informations. Les accusations en attente qui apparaissent dans le NCIC ou les bases de données des États peuvent être visibles par les agents de l'ASFC à la frontière. Les accusations d'autres pays peuvent ou non être visibles selon la relation bilatérale.

J'ai des accusations en attente pour une infraction mineure — le risque est-il le même?+

La gravité de l'accusation détermine si l'art. 36(1) (grande criminalité) ou l'art. 36(2) (criminalité non grave) s'applique, mais les deux dispositions s'appliquent aux accusations en attente, pas seulement aux condamnations. Même les accusations pour des infractions relativement mineures peuvent déclencher un contrôle de l'ASFC. La nature spécifique de l'accusation et son équivalent canadien sont des facteurs déterminants.

Devrais-je consulter un avocat canadien spécialisé en immigration avant d'essayer d'entrer au Canada avec des accusations en attente?+

Oui — fortement recommandé. Un avocat canadien spécialisé en immigration peut évaluer l'accusation spécifique, son équivalent canadien en vertu du Code criminel, les dispositions d'interdiction de territoire applicables et si une demande de PRT à l'avance est conseillée. Se présenter à la frontière sans cette analyse est à risque élevé.

Important: Ce guide explique le cadre juridique général en vertu de l'art. 36 de la LIPR et n'évalue pas de dossier ou de situation spécifique. Le fait que votre accusation en attente crée une interdiction de territoire dépend de la nature de l'accusation, de l'équivalent du Code criminel canadien et des circonstances spécifiques. Consultez un avocat canadien spécialisé en immigration agréé avant de voyager au Canada avec des accusations criminelles en attente. Pas un conseil juridique.

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Important: This tool provides general information based on publicly available Canadian immigration law (IRPA). Results are not a determination of admissibility. Only a CBSA officer at a port of entry can make admissibility decisions. For complex legal situations, professional guidance may also be beneficial.

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