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Visiteurs et séjours temporaires

La double intention au Canada : visiter pendant le traitement de votre RP

Vouloir devenir résident permanent ne vous empêche pas, à lui seul, d’être approuvé pour visiter, étudier ou travailler temporairement au Canada. Voici comment fonctionne la double intention et où elle peut encore poser problème.

Dernière vérification : juin 2026

La double intention décrit une situation courante et tout à fait légitime : vous demandez un statut temporaire au Canada (comme un visa de visiteur, un permis d’études ou un permis de travail) tout en ayant l’intention de devenir résident permanent, ou en ayant déjà une demande de résidence permanente en traitement. La loi l’autorise expressément. Le paragraphe 22(2) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) prévoit que l’intention de devenir résident permanent ne vous empêche pas, à elle seule, d’être approuvé comme résident temporaire. Il y a une condition ferme : l’agent doit être convaincu que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour autorisé si vous ne devenez pas résident permanent. Cette exigence découle de l’article 179 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés (RIPR), qui régit les visas de résident temporaire. La double intention n’est donc pas une échappatoire et il n’y a pas de problème à la déclarer; la politique d’IRCC la reconnaît comme légitime. Mais elle ne supprime pas le critère de base pour tout demandeur temporaire : vous devez tout de même être un véritable résident temporaire et démontrer que vous respecterez les conditions de ce statut. Cette page explique les règles en langage clair; il s’agit d’information éducative, et non d’un avis juridique.

Ce que signifie la double intention dans la loi

La double intention signifie simplement que vous avez deux intentions en même temps : une intention présente d’entrer au Canada comme résident temporaire, et une intention future de devenir résident permanent. La politique d’IRCC décrit ces deux intentions comme complémentaires plutôt que contradictoires. Vous avez le droit de vouloir immigrer de façon permanente et, entre-temps, de visiter, d’étudier ou de travailler au Canada sur une base temporaire.

Le fondement juridique est le paragraphe 22(2) de la LIPR : l’intention d’un étranger de devenir résident permanent ne l’empêche pas de devenir résident temporaire si l’agent est convaincu qu’il quittera le Canada à la fin de la période de séjour autorisée. Autrement dit, le fait d’avoir une demande de résidence permanente en cours ou prévue n’est pas, à lui seul, un motif de refus d’une demande temporaire.

C’est important parce que les demandeurs cachent parfois un projet de résidence permanente par crainte qu’il nuise à une demande de visiteur ou de permis. Être honnête au sujet de la double intention est l’approche légale. Ce que l’agent évalue, ce n’est pas si vous voulez rester pour toujours, mais si vous respecterez les conditions de votre statut temporaire, y compris quitter le Canada à la fin de votre période autorisée si votre résidence permanente ne se concrétise pas.

Le critère du résident temporaire s’applique toujours (article 179)

La double intention n’abaisse pas le seuil pour obtenir un statut temporaire. Selon l’article 179 du RIPR, un agent doit être convaincu que vous quitterez le Canada à la fin de la période de séjour autorisée. C’est le fardeau du résident temporaire, et il vous incombe, à vous, le demandeur. Vous devez convaincre l’agent; l’agent n’a pas à prouver que vous resterez au-delà de la période.

Pour évaluer cela, les agents examinent l’ensemble de votre situation. Parmi les facteurs souvent considérés figurent vos liens avec votre pays d’origine (emploi, famille, biens ou engagements financiers), vos antécédents de voyage et le respect passé des règles d’immigration, le but et la durée du séjour proposé, et votre situation globale. Aucun facteur ne décide à lui seul du résultat, et l’agent exerce toujours son jugement sur le dossier qui lui est soumis.

Il y a une ligne importante dans la politique d’IRCC. Un demandeur qui indique n’avoir aucune intention de quitter le Canada n’a démontré qu’une seule intention, celle de rester de façon permanente, et cette demande peut être refusée, même si la personne pourrait plus tard être admissible à une voie de résidence permanente comme la catégorie de l’expérience canadienne ou un Programme des candidats des provinces. La raison est qu’elle n’a pas convaincu l’agent qu’elle respecterait les conditions du statut temporaire si sa résidence permanente n’aboutissait pas. La double intention protège les demandeurs honnêtes qui partiront s’ils le doivent; elle n’aide pas une personne qui, ouvertement, ne partira pas.

Scénarios courants de double intention

Visiter un conjoint pendant le traitement d’un parrainage est l’une des situations les plus courantes. Si votre conjoint ou partenaire, citoyen ou résident permanent, a déposé (ou s’apprête à déposer) un parrainage de conjoint, vous pouvez tout de même demander à visiter le Canada entre-temps. Le fait qu’une demande de résidence permanente soit en cours n’empêche pas automatiquement un visa de visiteur, mais vous devez tout de même convaincre l’agent de votre intention temporaire selon l’article 179. Le fait que la demande soit traitée depuis l’intérieur du Canada (au Canada) ou depuis l’étranger (à l’étranger) peut influer sur vos options pendant l’attente.

Demander un permis d’études ou un permis de travail tout en visant la résidence permanente est un autre cas typique. Beaucoup d’étudiants internationaux et de travailleurs temporaires comptent demander la résidence permanente un jour, souvent par la catégorie de l’expérience canadienne ou un Programme des candidats des provinces après avoir acquis une expérience d’études ou de travail au Canada. Cet objectif à long terme est légitime et, à lui seul, ne disqualifie pas la demande temporaire, à condition que vous puissiez démontrer que vous quitteriez le Canada si vos projets de résidence permanente ne se réalisaient pas.

Être au Canada pendant le traitement de votre demande de résidence permanente soulève aussi des questions de double intention lorsque vous devez prolonger un statut temporaire. Par exemple, un visiteur qui souhaite rester plus longtemps pendant qu’un parrainage est en cours demanderait à prolonger son statut de visiteur, et le même critère du résident temporaire s’applique à cette prolongation. Ce que cela signifie pour vous : une demande de résidence permanente en cours peut être divulguée ouvertement, mais chaque demande ou prolongation temporaire est évaluée selon ses propres mérites.

Comment aborder une demande à double intention

Soyez honnête et cohérent. Déclarez une demande de résidence permanente en cours ou prévue si on vous le demande, et assurez-vous que les renseignements concordent dans toutes vos demandes. Cacher un projet de résidence permanente peut être considéré comme une fausse déclaration, ce qui entraîne de graves conséquences, tandis que divulguer une double intention est exactement ce que la loi prévoit.

Bâtissez un dossier crédible pour votre intention temporaire. Comme le fardeau vous incombe selon l’article 179, il est utile de pouvoir démontrer de véritables liens et un plan plausible de quitter le Canada à la fin de votre séjour autorisé si vous ne devenez pas résident permanent. Des liens solides avec votre pays d’origine, un but clair pour la visite temporaire, des fonds suffisants et un bon historique de conformité parlent tous en ce sens. Évitez les déclarations laissant entendre que vous resterez au Canada peu importe l’issue d’une demande de résidence permanente, car cela signale une intention unique de rester.

Rappelez-vous que l’approbation n’est jamais garantie et qu’un agent prend la décision finale sur chaque demande. La double intention vous donne le droit légal d’avoir les deux intentions, mais elle ne garantit pas un visa. Rien de ceci n’est un avis juridique; pour votre situation précise, envisagez de consulter un avocat en immigration agréé au Canada ou un consultant réglementé par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC), et vérifiez toujours les règles en vigueur sur le site officiel d’IRCC.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la double intention en immigration canadienne ?

La double intention signifie que vous avez deux intentions à la fois : entrer au Canada comme résident temporaire maintenant, et devenir résident permanent à l’avenir. Le paragraphe 22(2) de la LIPR l’autorise expressément. Vouloir la résidence permanente ne vous empêche pas, à lui seul, d’être approuvé comme résident temporaire, tant que l’agent est convaincu que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour autorisé si vous ne devenez pas résident permanent.

Demander la RP nuira-t-il à ma demande de visa de visiteur ?

Pas à lui seul. Selon le paragraphe 22(2) de la LIPR, avoir une demande de résidence permanente en cours ou prévue n’est pas, à elle seule, un motif de refus d’une demande temporaire. Vous devez tout de même convaincre l’agent que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour autorisé si votre résidence permanente ne se concrétise pas. La demande temporaire est évaluée selon ses propres mérites.

Devrais-je informer IRCC de mon projet d’immigrer de façon permanente ?

Être honnête est l’approche légale. La politique d’IRCC considère la double intention comme légitime, et cacher un projet de résidence permanente peut être considéré comme une fausse déclaration, ce qui entraîne de graves conséquences. Si on vous le demande, divulguez une demande de résidence permanente en cours ou prévue et gardez vos renseignements cohérents d’une demande à l’autre.

Puis-je visiter mon conjoint au Canada pendant le traitement de mon parrainage de conjoint ?

C’est possible. Un parrainage de conjoint en cours n’empêche pas automatiquement un visa de visiteur, et la double intention est reconnue par la loi. Toutefois, vous devez tout de même convaincre l’agent de votre intention temporaire selon l’article 179 du RIPR. Le fait que le parrainage soit traité au Canada ou à l’étranger peut influer sur vos options pendant l’attente, et un agent prend la décision finale.

Quelle est l’exigence de l’article 179 ?

L’article 179 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés régit les visas de résident temporaire. Il exige que l’agent soit convaincu que le demandeur quittera le Canada à la fin de la période de séjour autorisée. Ce fardeau incombe au demandeur, c’est pourquoi les demandeurs à double intention devraient être prêts à démontrer de véritables liens et un plan plausible de quitter le pays s’ils ne deviennent pas résidents permanents.

Ma demande temporaire peut-elle être refusée même si je pourrais être admissible à la RP plus tard ?

Oui. La politique d’IRCC est claire : un demandeur qui montre qu’il n’a aucune intention de quitter le Canada n’a démontré qu’une seule intention, celle de rester, et la demande peut être refusée, même si la personne pourrait plus tard être admissible à la catégorie de l’expérience canadienne ou à un Programme des candidats des provinces. La double intention protège les demandeurs qui partiront s’ils le doivent; elle n’aide pas une personne qui, ouvertement, ne partira pas.

La double intention facilite-t-elle l’obtention d’un permis d’études ou de travail ?

La double intention n’abaisse pas le seuil. Avoir l’intention de demander la résidence permanente plus tard, souvent par la catégorie de l’expérience canadienne ou un Programme des candidats des provinces après avoir acquis une expérience canadienne, est légitime et ne disqualifie pas en soi une demande de permis d’études ou de travail. Mais vous devez tout de même convaincre l’agent que vous quitteriez le Canada si vos projets de résidence permanente ne se réalisaient pas.

La double intention garantit-elle l’approbation de ma demande ?

Non. La double intention vous donne le droit légal d’avoir les deux intentions en même temps, mais elle ne garantit pas un visa ni un permis. L’agent doit tout de même être convaincu que vous êtes un véritable résident temporaire et que vous respecterez les conditions de ce statut. L’approbation n’est jamais garantie et un agent prend la décision finale sur chaque demande.

Guides

Sources officielles

Cette page est fondée sur le droit et les politiques publiés par le gouvernement du Canada.