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Armes et armes à feu: Entrée au Canada

Puis-je entrer au Canada avec une déclaration de culpabilité pour armes ou armes à feu ?

Les infractions liées aux armes et aux armes à feu comportent presque toujours des peines maximales de 10 ans ou plus en vertu du Code criminel canadien, ce qui les place dans le niveau de grande criminalité selon l'art. 36(1) de la LIPR, sans voie de réhabilitation réputée.

Dernière vérification : juin 2026

Réponse courte : dans la plupart des cas, vous ne pouvez pas simplement vous présenter à la frontière avec une condamnation pour armes ou armes à feu, mais vous n'êtes généralement pas non plus interdit de territoire de façon permanente. Une déclaration de culpabilité pour armes ou armes à feu, qu'il s'agisse d'un crime ou d'un délit aux États-Unis, ou d'une condamnation d'un autre pays, entraîne presque toujours la grande criminalité en vertu de l'article 36(1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR). En effet, pratiquement toutes les infractions liées aux armes du Code criminel canadien comportent des peines maximales de 10 ans ou plus, ce qui répond généralement au seuil de grande criminalité (une infraction équivalente au Canada passible d'une peine maximale d'au moins 10 ans). Cela a deux conséquences pratiques majeures pour la plupart des voyageurs. Premièrement, il n'existe pas de voie de réhabilitation réputée, l'option qui permet au seul écoulement du temps de régler les infractions de moindre gravité. Deuxièmement, les frais gouvernementaux de réhabilitation criminelle dans le niveau grave sont nettement plus élevés que pour les infractions mineures (IRCC indique 1 231 $ à la fin de 2025, contre 246,25 $ pour la criminalité non grave ; vérifiez les frais courants auprès d'IRCC avant de présenter une demande). Pour un voyage immédiat, un Permis de résident temporaire (PRT) est généralement la seule option. Ce guide explique les dispositions du Code criminel canadien concernées, la façon dont la LIPR les classe, et les voies qui peuvent vous être accessibles. Il est éducatif et ne constitue pas un conseil juridique : un agent de l'ASFC ou d'IRCC tranche chaque cas, et tout conseil individuel devrait provenir d'un avocat canadien en immigration agréé ou d'un consultant réglementé par le CRCIC.

Principales dispositions du Code criminel canadien sur les armes

Le Code criminel du Canada contient un vaste ensemble d'infractions liées aux armes. Ce qui compte pour l'entrée n'est pas l'appellation ou la peine dans votre pays, mais la peine maximale que le Canada attache à l'infraction équivalente la plus proche (c'est l'analyse d'équivalence). Ce maximum canadien détermine votre niveau selon la LIPR. Pour mettre les chiffres en évidence : le port d'arme dans un dessein dangereux (art. 88) et la possession non autorisée d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte (art. 92) comportent chacun un maximum de 10 ans, ce qui suffit pour la grande criminalité. La possession d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte chargée (art. 95) et la possession d'une arme obtenue par infraction (art. 96) comportent un maximum encore plus élevé de 14 ans. À l'extrémité inférieure, la simple possession non autorisée d'une arme à feu (art. 91) comporte un maximum de 5 ans par acte d'accusation, et l'usage ou l'entreposage négligent (art. 86) comporte un maximum de 2 ans pour une première infraction. Voici comment la classification fonctionne généralement, mais seule une analyse d'équivalence complète appliquée à votre accusation précise peut confirmer le niveau :

Port d'arme dans un dessein dangereux

⚠ Généralement grave

Posséder une arme, une fausse arme ou une arme à feu dans un dessein dangereux pour la paix publique. Définition très large, peut englober de nombreuses accusations américaines liées aux armes.

Possession d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte

⚠ Généralement grave

Posséder une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte sans autorisation. Aucune réhabilitation réputée n'est disponible.

Possession d'une arme obtenue par infraction

⚠ Généralement grave

Posséder une arme à feu ou une arme à autorisation restreinte obtenue par des moyens criminels.

Usage négligent / possession non autorisée (circonstances limitées)

• Peut être non grave

Une catégorie restreinte d'infractions mineures liées aux armes peut comporter des peines maximales moins élevées au Canada, mais une analyse d'équivalence est nécessaire pour le confirmer.

La réalité pratique : La plupart des accusations américaines liées aux armes et aux armes à feu, notamment la possession illégale d'armes, le port d'arme dissimulée sans permis (CCW), la possession d'arme à feu par un criminel condamné, et les voies de fait armées, correspondront à une disposition canadienne avec un maximum de 10 ans. Cela signifie la grande criminalité en vertu de la LIPR art. 36(1) et aucune voie de réhabilitation réputée.

Pourquoi il n'existe aucune voie de réhabilitation réputée pour la plupart des accusations liées aux armes

La réhabilitation réputée (la règle prévue à la LIPR art. 36(3)(c) et au RIPR art. 18 qui permet à un temps suffisamment long d'effacer une vieille condamnation sans demande formelle) n'est disponible que pour la criminalité non grave : les infractions dont la peine maximale canadienne équivalente est inférieure à 10 ans. Comme la plupart des infractions canadiennes liées aux armes comportent des maxima de 10 ans ou plus, la condamnation étrangère équivalente tombe habituellement dans le niveau de grande criminalité, où la réhabilitation réputée ne s'applique pas, peu importe le temps écoulé. Ce que cela signifie pour vous : avec une condamnation liée aux armes du niveau grave, attendre ne constitue généralement pas à lui seul une voie d'entrée. Il vous faut habituellement un PRT pour un voyage à court terme ou une demande de réhabilitation criminelle approuvée pour une solution permanente.

Les seules exceptions limitées sont les infractions qui correspondent à l'art. 86 du Code criminel (usage négligent) en mode de déclaration sommaire ou à l'art. 91 (possession non autorisée), comportant toutes deux des maxima inférieurs. Même dans ce cas, les agents de l'ASFC peuvent appliquer la version par acte d'accusation d'une infraction hybride, la plaçant dans le niveau grave. L'analyse juridique de votre accusation est importante.

Que votre accusation liée aux armes relève du niveau grave ou non grave, et quelle voie s'applique, dépend de l'analyse d'équivalence canadienne. Utilisez l' Explorateur de recevabilité gratuit pour une vérification initiale, ou obtenez votre Analyse de recevabilité (49,99 $) pour l'analyse complète.

Vos options : PRT et réhabilitation criminelle

Option 1 : Permis de résident temporaire (PRT)

Un PRT en vertu de la LIPR art. 24(1) est la seule voie pour les voyages immédiats, car il peut être délivré même si vous demeurez techniquement interdit de territoire. Il n'y a pas de période d'attente minimale, ce qui en fait le choix pratique lorsque vous devez entrer avant qu'une demande de réhabilitation criminelle puisse être traitée. Les frais gouvernementaux de traitement sont de 246,25 $ CA par permis au 1er décembre 2025 (vérifiez le montant courant auprès d'IRCC, car les frais changent). Ce que cela signifie pour vous : un agent met en balance votre besoin d'entrer et le risque que vous pourriez présenter, de sorte qu'un PRT est discrétionnaire et peut être refusé même lorsque le dossier est complet. Un PRT est valide pour un objectif et une durée déterminés (jusqu'à 3 ans) et peut être délivré pour une entrée unique ou des entrées multiples.

Pour les condamnations liées aux armes, les agents de l'ASFC peuvent examiner les demandes de PRT plus attentivement que pour les infractions mineures. Les facteurs qui renforcent une demande de PRT :

  • Temps significatif écoulé depuis l'exécution de la peine
  • Condamnation unique liée aux armes sans infraction ultérieure
  • Preuve de réhabilitation authentique (emploi stable, liens communautaires, aucun incident ultérieur)
  • Raison convaincante et précise d'entrer au Canada (affaires, urgence familiale, soins médicaux)
  • Présenter la demande à un bureau des visas à l'avance plutôt qu'au point d'entrée

Option 2 : Réhabilitation criminelle (solution permanente)

La réhabilitation criminelle en vertu de la LIPR art. 36(3)(c) résout définitivement l'interdiction de territoire. Une fois approuvée, vous pouvez entrer librement au Canada. Pour la grande criminalité (qui comprend la plupart des infractions liées aux armes) :

  • Vous devez attendre 5 ans après l'exécution de TOUTES les conditions de la peine (amendes, probation, liberté conditionnelle, interdictions de port d'armes)
  • Frais gouvernementaux : 1 231 $ pour la grande criminalité, contre 246,25 $ pour la criminalité non grave (montants d'IRCC à la fin de 2025 ; vérifiez les frais courants auprès d'IRCC)
  • Délai de traitement : 12 à 18 mois et plus
  • Une fois approuvé : permanent, aucun renouvellement requis

Consultez le guide complet sur la réhabilitation criminelle.

Foire aux questions

Puis-je entrer au Canada avec une condamnation pour crime lié aux armes ?+

Une condamnation pour crime lié aux armes correspondra presque toujours à une disposition du Code criminel canadien avec une peine maximale d'au moins 10 ans, la plaçant dans le niveau de grande criminalité en vertu de la LIPR art. 36(1). La réhabilitation réputée n'est pas disponible pour la grande criminalité. Dans la plupart des cas, vous avez besoin soit d'un PRT (pour un voyage immédiat) soit d'une réhabilitation criminelle (accessible 5 ans après l'exécution de toutes les conditions de la peine ; IRCC indique des frais de 1 231 $ pour le niveau grave à la fin de 2025 ; c'est une solution permanente une fois approuvée). Un agent de l'ASFC ou d'IRCC tranche chaque cas ; il s'agit donc d'information générale et non d'une garantie de résultat.

Puis-je entrer au Canada si j'ai été condamné pour port d'arme dissimulée ?+

Cela dépend de la façon dont l'infraction correspond au droit canadien. Le port d'arme dissimulée sans permis correspond généralement à l'art. 92 du Code criminel (possession d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte, maximum 10 ans) = grande criminalité. Un PRT ou une réhabilitation criminelle est requis. Utilisez l'Explorateur de recevabilité pour confirmer votre niveau.

J'ai été condamné pour possession d'arme à feu par un criminel condamné aux États-Unis. Puis-je entrer au Canada ?+

Les condamnations pour "felon in possession" en vertu du 18 U.S.C. § 922(g) correspondent souvent à une disposition du Code criminel comme l'art. 92 (possession non autorisée d'une arme à feu prohibée ou à autorisation restreinte, maximum de 10 ans) ou, lorsque l'arme a été obtenue par infraction, l'art. 96 (qui comporte un maximum de 14 ans). Dans les deux cas, le maximum canadien est d'au moins 10 ans, de sorte que l'infraction relève généralement du niveau de grande criminalité et qu'un PRT ou une réhabilitation criminelle est habituellement requis. La correspondance exacte dépend des faits ; c'est donc un cas où la consultation d'un avocat agréé en immigration est fortement recommandée. Un agent de l'ASFC ou d'IRCC prend la décision finale.

Une condamnation liée aux armes m'interdit-elle définitivement d'entrée au Canada ?+

Non. La grande criminalité en vertu de la LIPR art. 36(1) crée une interdiction de territoire, mais pas une interdiction définitive. La réhabilitation criminelle, disponible 5 ans après que toutes les conditions de la peine ont été exécutées, offre une résolution permanente. Une fois approuvée, vous n'êtes plus interdit de territoire en raison de cette condamnation.

Mon accusation liée aux armes remonte à 15 ans. Puis-je bénéficier de la réhabilitation réputée ?+

Presque certainement pas, si l'infraction correspond à une disposition canadienne liée aux armes avec un maximum de 10 ans (ce qui couvre la grande majorité des accusations liées aux armes). La réhabilitation réputée en vertu de la LIPR art. 36(3)(c) et du RIPR art. 18 ne s'applique qu'à la criminalité non grave, un équivalent canadien avec un maximum inférieur à 10 ans. Si la réhabilitation criminelle n'a pas été approuvée, vous avez généralement toujours besoin d'un PRT ou de présenter une demande de réhabilitation criminelle. Un agent procède à l'évaluation finale.

Une accusation liée aux armes retirée, abandonnée ou un acquittement me rend-il interdit de territoire au Canada ?+

L'interdiction de territoire en vertu de la LIPR art. 36 repose généralement sur une déclaration de culpabilité ou, dans certains cas, sur le fait d'avoir commis un acte constituant une infraction. Une accusation retirée, rejetée ou ayant donné lieu à un acquittement n'est pas une déclaration de culpabilité, de sorte qu'elle ne crée habituellement pas d'interdiction de territoire criminelle en soi. Cela dit, un agent peut tout de même vous interroger sur vos antécédents et tenir compte des faits entourant l'affaire, et vous devriez être prêt à présenter des documents judiciaires confirmant l'issue. Comme la terminologie et la tenue des dossiers diffèrent d'un pays à l'autre, il est prudent de confirmer auprès d'un professionnel agréé la façon dont votre dossier précis est traité.

Puis-je simplement me rendre à la frontière canadienne et demander un PRT au point d'entrée ?+

Il est parfois possible de demander un PRT à un point d'entrée, mais pour une affaire d'armes relevant de la grande criminalité, cette approche comporte un risque élevé. L'agent peut refuser l'entrée, et un refus peut compliquer les voyages futurs. Présenter la demande à l'avance par l'entremise d'un bureau des visas vous donne le temps de rassembler des preuves à l'appui et une explication écrite de la raison pour laquelle vous devez entrer au Canada. Il n'y a pas de période d'attente minimale pour demander un PRT, mais une demande mieux documentée a généralement de meilleures chances. La décision revient toujours à l'agent.

Quelle est la différence entre un PRT et la réhabilitation criminelle pour une condamnation liée aux armes à feu ?+

Un PRT (LIPR art. 24(1)) est une autorisation temporaire liée à un objectif et à une période précis, et il peut être demandé en tout temps, y compris peu après une condamnation. La réhabilitation criminelle (LIPR art. 36(3)(c)) est une solution permanente : une fois approuvée, la condamnation ne vous rend plus interdit de territoire, mais pour la grande criminalité, vous devez attendre 5 ans après l'exécution de chaque partie de votre peine avant d'être admissible à présenter une demande. Beaucoup de personnes utilisent un PRT pour un voyage urgent, puis demandent la réhabilitation criminelle pour une solution durable.

Les infractions liées aux armes ne sont-elles considérées comme de la grande criminalité que si la condamnation est récente ?+

Non. Le niveau de grande criminalité en vertu de la LIPR art. 36(1) dépend de la peine maximale de l'infraction canadienne équivalente, et non de la date de la condamnation. Une vieille condamnation liée aux armes peut tout de même vous placer dans le niveau grave. Ce que le temps influence, c'est l'admissibilité à la réhabilitation criminelle (accessible 5 ans après l'exécution de toutes les conditions de la peine) et la solidité d'une demande de PRT, où un temps significatif sans nouvel incident peut aider. La réhabilitation réputée, qui efface certaines infractions par le seul écoulement du temps, ne s'applique pas à la grande criminalité.

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