Passer au contenu principal
Après un refus

Refus d'entrée au Canada? Voici quoi faire

Un refus d'entrée au Canada n'est pas une interdiction permanente. Comprendre pourquoi cela s'est produit et quelles solutions existent est la première étape vers un retour réussi.

Dernière vérification : juin 2026

Réponse courte : dans la plupart des cas, un refus d'entrée au Canada n'est pas une interdiction permanente, et plusieurs voies juridiques peuvent permettre un retour une fois la raison sous-jacente réglée. Un refus à un point d'entrée est grave, mais la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR) prévoit des recours qui s'appliquent selon le motif du refus. Ils comprennent généralement le permis de résident temporaire (pour un besoin ponctuel d'entrer), la réhabilitation criminelle (une solution permanente à une interdiction de territoire pour criminalité plus ancienne) et l'autorisation de retour au Canada (lorsqu'une mesure de renvoi a été prise). La première étape consiste à comprendre la base juridique invoquée pour le refus, car elle détermine le recours approprié. Ce guide explique ce qui se passe à la frontière, vos droits durant le processus et le fonctionnement de chaque option. Il est éducatif et ne constitue pas un conseil juridique; un agent des services frontaliers, des visas ou d'IRCC conserve toujours un pouvoir discrétionnaire sur chaque décision.

Raisons courantes de refus à la frontière canadienne

La LIPR établit les motifs d'interdiction de territoire. Les raisons les plus courantes de refus à un point d'entrée canadien comprennent :

Interdiction de territoire pour criminalité (LIPR art. 36)

Une condamnation étrangère ayant un équivalent dans le Code criminel canadien. C'est la raison la plus courante de refus : conduite avec facultés affaiblies, infractions liées aux drogues, voies de fait, vol, fraude et condamnations semblables. Le Canada examine la qualification de l'infraction selon son propre droit, et non l'appellation étrangère. La grande criminalité visée à l'art. 36(1) couvre les infractions dont l'équivalent canadien est passible d'un maximum de 10 ans ou plus (la conduite avec facultés affaiblies relève de ce niveau depuis les modifications du Code criminel du 18 décembre 2018); l'art. 36(2) vise la criminalité moindre, y compris deux infractions ne découlant pas d'un même événement.

Fausses déclarations (LIPR art. 40)

Fournir de fausses informations ou dissimuler des faits importants dans une demande ou à la frontière. Les fausses déclarations créent généralement une interdiction de territoire de 5 ans en vertu de l'art. 40(2)a). Ce que cela signifie pour vous : une telle conclusion ne se règle pas par la réhabilitation criminelle; elle expire simplement après la période prescrite, d'où l'importance de l'exactitude sur chaque formulaire.

Interdiction de territoire pour raisons financières (LIPR art. 39)

Une conclusion selon laquelle vous êtes incapable ou peu disposé à subvenir à vos besoins (et à ceux de vos personnes à charge) durant votre séjour, ou à combler vos besoins de base, sans recourir à l'aide sociale. Les agents peuvent demander une preuve de fonds, des liens avec votre pays d'origine et un objet de voyage clair.

Interdiction de territoire pour raisons sanitaires (LIPR art. 38)

Un problème de santé qui constitue un danger pour la santé publique (a), un danger pour la sécurité publique (b), ou qui pourrait entraîner un fardeau excessif pour les services de santé ou sociaux canadiens (c). Le montant du seuil de fardeau excessif est mis à jour annuellement (vérifiez auprès d'IRCC), et les réfugiés, les personnes protégées et la plupart des époux, conjoints et enfants à charge parrainés sont exemptés du motif de fardeau excessif.

Interdiction de territoire pour raisons de sécurité (LIPR art. 34)

Espionnage, terrorisme, appartenance à une organisation terroriste, tentative de renverser le gouvernement ou menace pour la sécurité du Canada.

Non-conformité à la LIPR (LIPR art. 41)

Séjour prolongé antérieur, non-respect des conditions du statut, travail ou études non autorisés.

Ce qui se passe au point d'entrée

Le processus à un point d'entrée canadien comporte deux étapes :

  1. 1

    Inspection primaire

    Un agent de l'ASFC pose des questions de base, numérise votre document de voyage et interroge les bases de données disponibles, y compris le CIPC/NCIC. Si quelque chose soulève une préoccupation, vous êtes renvoyé à l'inspection secondaire.

  2. 2

    Examen secondaire

    Un examen plus approfondi. L'agent peut poser des questions détaillées, examiner des documents, fouiller des bagages (Loi sur les douanes, art. 99) et effectuer des vérifications supplémentaires. L'agent dispose d'une large autorité en vertu de l'art. 18 de la LIPR pour déterminer si vous répondez aux conditions d'entrée.

Les agents de l'ASFC disposent d'un pouvoir discrétionnaire important. Si un agent détermine que vous êtes interdit de territoire, il peut refuser votre entrée. À ce stade, vous avez le droit, en vertu de l'art. 44 de la LIPR, de recevoir un rapport écrit exposant les motifs d'interdiction de territoire. Dans les cas plus complexes, vous pouvez être renvoyé à une audience d'admissibilité devant la Section de l'immigration de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.

📊 Vous souhaitez une analyse détaillée?

Obtenez une analyse détaillée montrant comment le droit de l'immigration canadien s'applique à votre situation, avec les articles pertinents de la LIPR, un aperçu de la complexité et une référence aux prochaines étapes.

Voir les analyses approfondies → À partir de 49,99 $

Votre droit de retirer votre demande

Une option au point d'entrée dont beaucoup de gens ne sont pas conscients : vous pouvez demander à retirer votre demande d'entrée au Canada. Si l'agent accepte, vous faites demi-tour et partez sans qu'une mesure de renvoi formelle soit émise. L'interaction est toujours consignée dans le SMGC, mais aucune conclusion formelle d'interdiction de territoire n'est rendue.

Le retrait est à la discrétion de l'agent et est généralement offert ou accepté lorsque :

  • Vous semblez genuinement ignorer que vous étiez interdit de territoire
  • L'interdiction de territoire est à la limite ou la situation est en cours de discussion
  • Vous n'avez pas tenté de faire de fausses déclarations

Le retrait est parfois évoqué lorsqu'un refus formel semblerait disproportionné et que la personne est prête à partir immédiatement. Il ne faut toutefois pas s'y fier, car les agents ne sont pas obligés de l'autoriser et la décision leur appartient entièrement.

Après un refus : vos options

Option 1 : Permis de résident temporaire (PRT)

Un PRT en vertu de l'art. 24(1) de la LIPR peut permettre à une personne d'entrer ou de demeurer au Canada malgré une interdiction de territoire lorsqu'un agent est convaincu que le besoin d'entrer est impérieux et l'emporte sur le risque. C'est un document discrétionnaire, habituellement à durée limitée, et non une solution permanente. Vous pouvez demander un PRT auprès d'un bureau des visas canadien à l'étranger (souvent adapté aux voyages non urgents) ou en faire la demande au point d'entrée, et un refus à un point d'entrée n'empêche pas, à lui seul, une nouvelle demande de PRT ailleurs. Les frais de traitement d'IRCC étaient de 246,25 $ au 1er décembre 2025 (confirmez les frais courants auprès d'IRCC). Ce que cela signifie pour vous : un PRT peut répondre à un besoin ponctuel ou à court terme pendant qu'un recours permanent, comme la réhabilitation, est entrepris.

Option 2 : Réhabilitation criminelle

Lorsqu'un refus est fondé sur une interdiction de territoire pour criminalité, la réhabilitation criminelle en vertu de l'art. 36(3)c) de la LIPR peut résoudre ce motif de façon permanente. Vous êtes généralement admissible à présenter une demande cinq ans après avoir exécuté toutes les conditions de la peine (y compris toute détention, probation, amende et interdiction de conduire). Par ailleurs, certaines personnes bénéficient d'une réhabilitation « présumée » par application de la loi (en vertu de l'art. 18 du RIPR) sans présenter de demande, mais cela ne s'applique pas à la grande criminalité. Au 1er décembre 2025, les frais de traitement d'IRCC étaient de 246,25 $ pour la criminalité non grave et de 1 231 $ pour la grande criminalité (confirmez les frais courants auprès d'IRCC); les délais de traitement varient, alors vérifiez l'estimation courante auprès d'IRCC. Une fois accordée, l'interdiction de territoire pour ces infractions est résolue et un PRT n'est plus nécessaire pour ce motif. Un pardon ou une radiation étrangère n'est pas automatiquement reconnu; le Canada évalue la réhabilitation selon son propre droit.

Option 3 : Autorisation de retour au Canada (ARC)

Le besoin d'une autorisation de retour au Canada (ARC) dépend du type de mesure de renvoi prise. Une mesure d'expulsion exécutée exige généralement une ARC avant tout retour. Une mesure d'exclusion interdit généralement le retour pendant une période déterminée (souvent un an, ou davantage en cas de fausses déclarations); revenir avant la fin de cette période, ou sans la preuve requise de votre départ, exige généralement une ARC. Une ARC n'accorde pas à elle seule l'entrée; il s'agit d'une permission de présenter une demande, que vous demandez habituellement en même temps qu'une demande de visa ou de permis, ou dans le cadre d'une demande au point d'entrée. Les règles applicables et tout frais devraient être confirmés auprès d'IRCC.

Option 4 : Contrôle judiciaire de la Cour fédérale (LIPR art. 72)

Si vous croyez qu'une décision était juridiquement incorrecte, vous pouvez demander un contrôle judiciaire à la Cour fédérale du Canada en vertu de l'art. 72 de la LIPR. Il ne s'agit pas d'un appel, c'est un examen pour déterminer si la décision était raisonnable et a suivi le processus légal approprié. L'autorisation de présenter une demande doit être accordée, et les résultats favorables entraînent le renvoi de l'affaire pour réexamen, et non une entrée automatique. Le contrôle judiciaire de la Cour fédérale nécessite un avocat en droit de l'immigration.

Erreurs courantes qui aggravent un refus

Comprendre ces tendances peut aider à expliquer pourquoi certaines situations deviennent plus difficiles à régler. Elles décrivent le droit et les conséquences habituelles, et ne constituent pas des instructions pour votre cas particulier.

  • Dissimuler un refus antérieur dans les demandes futures. Les demandes d'immigration canadiennes posent généralement des questions sur les refus antérieurs, et taire un fait important peut constituer une fausse déclaration en vertu de l'art. 40 de la LIPR, qui entraîne généralement une interdiction de territoire de 5 ans selon l'art. 40(2)a).
  • Tenter une nouvelle entrée par un autre point d'entrée en espérant un résultat différent. Les refus sont habituellement consignés dans les systèmes d'IRCC et de l'ASFC et visibles par les agents, de sorte que le motif sous-jacent demeure généralement tant qu'il n'est pas réglé.
  • Fournir des informations fausses ou trompeuses lors d'un examen. Cela peut transformer une interdiction de territoire gérable en une conclusion de fausses déclarations, généralement bien plus difficile à régler.
  • Adopter un comportement conflictuel avec les agents. Les agents de l'ASFC appliquent le droit canadien et conservent un pouvoir discrétionnaire; la frustration est compréhensible, mais un comportement combatif ne changera pas les motifs juridiques et pourrait ajouter d'autres problèmes.
  • Présenter une nouvelle demande sans régler le motif sous-jacent. Tant que l'interdiction de territoire elle-même n'est pas résolue par le recours approprié, les tentatives répétées se heurtent généralement au même obstacle.

Prochaines étapes pratiques après un refus

  1. 1

    Obtenez une copie du rapport écrit

    Demandez le rapport en vertu de l'art. 44 exposant les motifs d'interdiction de territoire. Ce document est essentiel pour comprendre exactement quel motif a été invoqué et quel recours s'applique.

  2. 2

    Comprenez la base juridique de votre interdiction de territoire

    Utilisez l'Explorateur d'admissibilité et le Moteur d'équivalence de ClearToEnter pour comprendre quel article de la LIPR s'applique et quelle voie vous est accessible.

  3. 3

    Rassemblez tous les documents pertinents

    Dossiers judiciaires, registres de condamnation, preuve d'exécution de la peine, certificats de police, historique d'immigration et toute correspondance antérieure avec IRCC ou l'ASFC.

  4. 4

    Présentez une demande pour le recours approprié

    PRT pour les besoins de voyage immédiats. Réhabilitation criminelle pour une résolution permanente de l'interdiction de territoire pour criminalité. ARC si une mesure d'expulsion existe. Faites votre demande auprès d'un bureau des visas canadien plutôt qu'au point d'entrée pour les cas complexes.

  5. 5

    Consultez un avocat en droit de l'immigration pour les cas complexes

    Si votre refus impliquait de fausses déclarations, des motifs de sécurité, des motifs sanitaires ou plusieurs problèmes d'interdiction de territoire, une aide juridique professionnelle est fortement recommandée.

Foire aux questions

Suis-je définitivement banni du Canada après un refus d'entrée?+

Dans la plupart des cas, non. Un refus à la frontière n'est pas une interdiction permanente. Les motifs d'interdiction de territoire déterminent les recours disponibles. L'interdiction de territoire pour criminalité peut être résolue par un PRT ou une réhabilitation criminelle. Seule une mesure d'expulsion (pour grande criminalité ou motifs de sécurité) crée une interdiction permanente, et même dans ce cas, une autorisation de retour peut être possible.

On m'a refusé l'entrée mais je n'ai pas reçu de mesure de renvoi formelle. Qu'est-ce que cela signifie?+

Un refus sans mesure de renvoi formelle est le meilleur résultat possible d'un refus. Cela signifie que vous avez été refoulé à l'étape primaire ou secondaire mais qu'aucune conclusion formelle d'interdiction de territoire n'a été rendue. L'interaction est consignée dans le SMGC mais il n'y a aucune ordonnance interdisant une entrée future. Vous devez tout de même remédier à la raison sous-jacente du refus avant de tenter de réentrer.

Comment mon refus affecte-t-il les demandes d'immigration futures?+

Toutes les demandes d'immigration canadiennes posent des questions sur les refus antérieurs. Vous devez divulguer le refus et expliquer les circonstances. Un seul refus, correctement divulgué avec une explication et des preuves que la situation a été résolue, est bien moins préjudiciable qu'une omission de divulguer.

Qu'est-ce qu'une autorisation de retour au Canada (ARC)?+

Une ARC est une autorisation écrite d'IRCC pour retourner au Canada après une mesure d'expulsion. Elle n'accorde pas l'admission, elle vous permet de demander un visa ou un permis malgré la mesure d'expulsion. Vous demandez une ARC dans le cadre de votre demande de visa/permis ou à un point d'entrée.

Puis-je contester mon refus devant la Cour fédérale?+

Vous pouvez demander un contrôle judiciaire à la Cour fédérale en vertu de l'art. 72 de la LIPR si vous croyez que la décision était juridiquement incorrecte. Vous devez d'abord obtenir l'« autorisation » (permission) de procéder au contrôle. Ce processus nécessite un avocat en droit de l'immigration et ne garantit pas l'entrée, un contrôle réussi renvoie l'affaire pour réexamen.

Combien de temps un refus d'entrée reste-t-il dans mon dossier?+

Un refus est généralement consigné dans les systèmes d'IRCC et de l'ASFC et ne disparaît pas simplement. Il n'existe aucune date de suppression automatique sur laquelle vous pouvez compter. Ce qui évolue avec le temps, c'est l'interdiction de territoire elle-même : une interdiction pour criminalité peut se régler par la réhabilitation criminelle, tandis qu'une interdiction pour fausses déclarations expire généralement après la période prescrite plutôt que d'être annulée. Comme le dossier peut être examiné lors de demandes futures, l'approche habituelle consiste à le divulguer et à démontrer que le motif sous-jacent a été réglé.

Ai-je été refusé à cause d'une vieille conduite avec facultés affaiblies?+

La conduite avec facultés affaiblies est l'une des raisons les plus courantes pour lesquelles des voyageurs sont jugés interdits de territoire pour criminalité. Depuis les modifications du Code criminel du 18 décembre 2018, la conduite avec facultés affaiblies est passible d'un maximum de 10 ans, ce qui la situe dans la grande criminalité visée à l'art. 36(1) de la LIPR. Une seule infraction plus ancienne peut être traitée par un permis de résident temporaire pour un voyage précis ou, lorsque cinq ans se sont écoulés depuis l'exécution de toutes les conditions de la peine, par la réhabilitation criminelle. Un agent évalue l'équivalent canadien de l'infraction précise et tranche chaque cas.

Quelle est la différence entre un PRT et la réhabilitation criminelle?+

Un permis de résident temporaire (art. 24(1) de la LIPR) est un document discrétionnaire, habituellement à durée limitée, qui peut permettre d'entrer pour une raison précise et impérieuse alors que l'interdiction de territoire existe toujours en droit. La réhabilitation criminelle (art. 36(3)c) de la LIPR) est une demande unique qui, une fois accordée, résout de façon permanente l'interdiction de territoire pour criminalité quant aux infractions évaluées, de sorte qu'un PRT n'est plus requis pour ce motif. En somme, un PRT est un pont temporaire et la réhabilitation est une solution permanente, lorsque vous y êtes admissible.

Peut-on me refuser l'entrée au Canada pour une accusation en instance plutôt qu'une condamnation?+

L'interdiction de territoire pour criminalité repose généralement sur une condamnation, ou pour certains motifs sur le fait d'avoir commis un acte, plutôt que sur une seule accusation. Une accusation en instance n'est pas une condamnation, mais un agent peut tout de même examiner les faits entourant celle-ci et exercer son pouvoir discrétionnaire quant à votre entrée. Comme l'issue dépend de l'accusation précise et des circonstances, un avocat en droit de l'immigration ou un conseiller réglementé du CICC peut expliquer comment cela pourrait s'appliquer à vous.

Important : Cette page est fondée sur des informations publiquement disponibles sur la LIPR, le RLPR et les politiques d'IRCC. Les refus d'entrée varient considérablement quant à leurs causes et à leurs conséquences. Pour les situations complexes, notamment les conclusions de fausses déclarations, l'interdiction de territoire pour raisons de sécurité, les mesures d'expulsion ou les affaires devant la Cour fédérale, consultez immédiatement un avocat en droit de l'immigration agréé par votre barreau provincial. Pas de conseils juridiques.

🍁 Votre prochaine étape

Comprenez comment la loi s'applique

Découvrez comment votre situation correspond au droit canadien

Explorer mon admissibilité: Gratuit →

Comprenez votre chemin de retour au Canada

Utilisez les outils gratuits de ClearToEnter pour évaluer votre admissibilité, vérifier l'équivalence de votre infraction et identifier la bonne voie pour réentrer au Canada.

Aucun compte requis · Résultats en quelques minutes

Plateforme éducative · Pas de conseils juridiques