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Visiteurs et séjours temporaires

Taux d’approbation des visas de visiteur au Canada par pays : Ce que les chiffres signifient

Les taux d’approbation des visas de visiteur varient fortement d’un pays à l’autre, et les refus ont augmenté depuis 2023. Voici ce que ces chiffres mesurent vraiment, pourquoi ils varient, et comment renforcer un dossier.

Dernière vérification : juin 2026

Les personnes qui cherchent le taux d’approbation d’un visa de visiteur (VRT) au Canada pour leur pays veulent généralement un seul pourcentage qui leur indique leurs chances. La réponse honnête est qu’aucun chiffre fixe ne peut le faire. Les taux d’approbation changent d’une année à l’autre, IRCC les présente différemment selon l’ensemble de données, et votre propre résultat dépend de votre dossier individuel, non de votre nationalité. Ce que les données publiées montrent clairement, c’est une tendance générale : les taux d’approbation des visas de visiteur ont nettement diminué en 2024 et en 2025, et durant cette période plus de la moitié des demandes ont été refusées, certains pays à fort volume voyant bien plus de la moitié des demandes rejetées. À titre de contexte, IRCC et des analyses indépendantes ont fait état d’un taux mondial de refus de VRT d’environ 54 pour cent en 2024 et d’environ 51 pour cent pour 2025 à ce jour, contre environ 39 pour cent en 2023; ces chiffres évoluent à mesure que de nouvelles données sont publiées. Ce guide explique pourquoi les taux varient tant selon les pays, ce qu’un agent décide réellement en vertu de la loi canadienne, et comment les demandeurs présentent un dossier plus solide. Il s’agit d’information éducative, et non d’un avis juridique, et il vous renvoie aux données officielles d’IRCC pour que vous puissiez vérifier vous-même les chiffres actuels.

Ce que mesure réellement un « taux d’approbation par pays »

Un taux d’approbation est simplement la part des demandes tranchées qui ont été approuvées au cours d’une période donnée pour un groupe donné, comme un pays de citoyenneté. C’est une moyenne rétrospective de nombreux dossiers différents, et non une prédiction pour une personne en particulier. Deux demandeurs du même pays peuvent obtenir des résultats opposés parce que le taux mélange des demandes fortes et faibles, des motifs de voyage différents et des situations personnelles différentes. Considérez tout pourcentage par pays comme un contexte général, et non comme votre chance personnelle d’approbation.

Il importe aussi de savoir quel chiffre vous lisez. Les données ouvertes mensuelles d’IRCC publient le plus souvent des volumes d’approbation, c’est-à-dire le nombre de visas réellement délivrés par pays source, plutôt qu’un taux d’approbation précis. Un véritable taux exige de diviser les approbations par le total des décisions sur la même période, et les analystes le calculent de manières légèrement différentes, de sorte que deux sources peuvent rapporter des pourcentages différents pour le même pays et la même année. Les chiffres rapportés sont aussi souvent des moyennes mondiales ou régionales plutôt que des taux précis par pays, ce qui explique pourquoi un chiffre cité comme étant d’environ X pour une période peut sembler différent dans la publication suivante.

Pour toutes ces raisons, l’usage le plus fiable de ces statistiques est de comprendre la direction et l’ampleur, et non de fixer un seul chiffre de probabilité. Le signal clair et bien documenté est que les taux d’approbation globaux ont chuté en 2024 et en 2025 et que les taux de refus varient largement selon la région. Le pourcentage exact pour votre pays un mois donné est volatil; confirmez-le donc toujours à partir des données officielles actuelles d’IRCC plutôt que d’une page tierce.

Pourquoi les taux d’approbation varient autant d’un pays à l’autre

Le principal facteur est le critère juridique que l’agent applique, et non le pays lui-même. En vertu de l’alinéa 179b) du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés, l’agent doit être convaincu que le demandeur quittera le Canada à la fin du séjour autorisé, ce qui découle de l’obligation prévue à l’alinéa 20(1)b) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés. La question centrale de l’agent dans chaque dossier est la même : cette personne est-elle susceptible de partir à la fin de sa visite ? Tout ce qui augmente ou diminue la confiance de l’agent sur ce seul point influence le résultat.

Les facteurs que les agents soupèsent comprennent les liens avec le pays d’origine (emploi stable, famille qui reste sur place, biens, études en cours ou entreprise), la situation financière du demandeur et qui paie le voyage, le but déclaré de la visite et la question de savoir si le plan est réaliste et cohérent, ainsi que les antécédents en immigration comme les voyages antérieurs, le respect des règles et tout refus ou dépassement de séjour antérieur où que ce soit. Les conditions à l’échelle du pays entrent aussi en jeu : la stabilité économique et politique, les tendances locales de dépassement de séjour ou de migration, et les indicateurs généraux de risque peuvent tous influencer la facilité avec laquelle un agent est convaincu qu’un demandeur donné reviendra. Comme ces conditions se regroupent par région, les taux d’approbation finissent aussi par se regrouper par région, ce qui explique pourquoi des demandeurs de certaines parties de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud ont fait face à des taux de refus nettement plus élevés dans les rapports récents.

Une politique plus large modifie aussi le point de départ pour tout le monde. Le gouvernement fédéral a signalé son intention de réduire la part des résidents temporaires dans la population canadienne, et un filtrage plus strict dans l’ensemble des programmes de résidence temporaire explique en partie pourquoi les taux d’approbation globaux ont diminué en 2024 et en 2025. Rien de cela ne remplace l’évaluation individuelle : un demandeur bien documenté d’un pays à fort taux de refus peut être approuvé, et un dossier faible d’un pays à faible taux de refus peut être refusé. La moyenne du pays est un bulletin météo de départ, et non votre prévision.

Double intention : vouloir rester plus tard ne signifie pas un refus automatique

Beaucoup de demandeurs craignent que tout intérêt à vivre un jour au Canada compromette un visa de visiteur. La loi canadienne aborde cela directement par la notion de double intention. Le paragraphe 22(2) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés précise qu’une intention de devenir résident permanent n’empêche pas, à elle seule, une personne de devenir résident temporaire, tant que l’agent est convaincu qu’elle quittera le Canada à la fin de son séjour autorisé si elle n’obtient pas le statut permanent.

En pratique, cela signifie que vous pouvez honnêtement nourrir l’espoir à long terme d’immigrer et tout de même vous qualifier comme visiteur authentique, pourvu que votre plan actuel soit de visiter puis de repartir. L’agent applique toujours le même critère de l’article 179, et il vous incombe donc de démontrer que votre voyage actuel a un but clair et une fin. Tenter de cacher une demande de résidence permanente ou être incohérent quant à vos intentions nuit généralement plus à la crédibilité que la double intention elle-même.

La double intention s’applique au cas par cas, et les agents ne la pondèrent pas toujours de la même manière, ce qui explique pourquoi des refus invoquent parfois un manque d’intention temporaire même là où la politique semblerait permettre la visite. C’est un domaine où les faits individuels comptent beaucoup, et c’est donc exactement le genre de situation où parler à un professionnel agréé peut aider.

Comment les demandeurs renforcent une demande de visa de visiteur

Comme l’agent tranche une seule question (allez-vous partir ?), une demande plus solide est celle qui répond à cette question de manière convaincante, preuves à l’appui. Parmi les façons courantes de le faire : documenter des liens authentiques avec le pays d’origine, comme une lettre d’emploi confirmant un poste et un congé approuvé, une preuve de biens ou d’une entreprise, une inscription scolaire, ou une famille proche qui reste sur place. Des plans de voyage clairs et cohérents aident aussi : un but défini, des dates, le lieu de séjour, et un itinéraire réaliste qui correspond au reste du dossier.

La documentation financière devrait montrer que le voyage est abordable et que l’argent est réellement disponible, et si une autre personne finance la visite il est utile d’expliquer le lien et de démontrer sa capacité. Une demande véridique et complète compte plus qu’une demande parfaite : des refus passés non déclarés, des dates incohérentes ou des membres de la famille omis nuisent à la crédibilité, et une fausse déclaration peut entraîner de graves conséquences en vertu de la loi canadienne. Si vous avez déjà été refusé, répondre au motif précis indiqué dans le refus, plutôt que de simplement représenter le même dossier, est habituellement ce qui change le résultat.

Aucune liste de documents ne garantit l’approbation, car la décision est discrétionnaire et c’est un agent qui tranche en dernier ressort. L’objectif est de lever le doute, non de manipuler un pourcentage. Pour un dossier comportant des complications, comme un refus antérieur, une situation familiale complexe ou des questions de double intention, envisagez de parler à un avocat en immigration au Canada ou à un consultant réglementé par le CCRC. Ce guide est éducatif et ne remplace pas un avis sur votre situation précise.

Où trouver les vrais chiffres actuels

Si vous voulez des données plutôt que des estimations, allez à la source. IRCC publie des statistiques sur la résidence temporaire, y compris les volumes de visas de visiteur par pays de citoyenneté, par l’entremise du portail du gouvernement ouvert du Canada, et les met à jour régulièrement. Ces ensembles de données sont les chiffres publics les plus fiables, mais rappelez-vous qu’ils rapportent souvent des volumes (combien de visas ont été délivrés) plutôt qu’un taux d’approbation précis; calculer un taux peut donc exiger de comparer les approbations au total des décisions sur la même période.

Lorsque vous lisez un taux, notez la période et la source exactes, car un chiffre décrit comme étant d’environ X pour cent pour une année peut changer dans la publication suivante à mesure que de nouvelles décisions sont comptabilisées. Soyez prudent avec les sites tiers qui présentent un seul pourcentage assuré par pays : ils s’appuient souvent sur des données plus anciennes ou partielles et expliquent rarement comment le taux a été calculé. Le constat fiable des données officielles est la tendance et l’écart général entre les régions, et non une probabilité personnelle précise.

Surtout, aucune statistique ne décide de votre demande. Les taux publiés décrivent ce qui est arrivé à d’autres personnes, tandis que votre résultat dépend de vos propres preuves évaluées au regard du critère de l’article 179. Utilisez les données officielles d’IRCC pour établir des attentes réalistes, puis concentrez votre énergie sur la constitution d’un dossier clair, honnête et bien documenté.

Foire aux questions

Quel est le taux d’approbation des visas de visiteur au Canada pour mon pays ?

Il n’existe pas de chiffre unique fiable, car les taux changent d’une année à l’autre et dépendent de la méthode de calcul. Dans l’ensemble, plus de la moitié des demandes de visa de visiteur ont été refusées en 2024 et en 2025, avec des taux de refus bien supérieurs à la moitié dans certains pays à fort volume. Considérez tout chiffre par pays comme un contexte général et vérifiez les données ouvertes actuelles d’IRCC, puisque votre résultat dépend de votre dossier individuel, non de votre nationalité.

Pourquoi les taux d’approbation des visas de visiteur diffèrent-ils autant selon les pays ?

Les agents appliquent partout le même critère juridique : en vertu de l’alinéa 179b) du Règlement, ils doivent être convaincus que le demandeur quittera le Canada à la fin du séjour autorisé. Les taux se regroupent par région parce que les facteurs qui influencent cette décision, comme les liens avec le pays d’origine, la situation financière, le but du voyage, les antécédents en immigration et la stabilité du pays, tendent à se regrouper par région. Ce n’est pas le pays qui décide; c’est la solidité de chaque dossier individuel.

Les taux de refus des visas de visiteur au Canada ont-ils vraiment augmenté ?

Oui. Des rapports fondés sur les données d’IRCC montrent que le taux mondial de refus de VRT est passé d’environ 39 pour cent en 2023 à environ 54 pour cent en 2024, et est resté autour de la moitié (approbation près de 49 pour cent) en 2025. Ces chiffres évoluent à mesure que de nouvelles données sont publiées, et un filtrage plus strict dans les programmes de résidence temporaire en explique une partie. Confirmez toujours les derniers chiffres sur le portail de données officiel d’IRCC.

Le taux d’approbation du pays prédit-il mes chances ?

Non. Un taux d’approbation est une moyenne rétrospective de nombreuses demandes différentes, et non une prédiction pour une personne. Deux demandeurs du même pays peuvent obtenir des résultats opposés selon leurs preuves et leur situation. Utilisez le taux pour établir des attentes réalistes, mais l’agent tranche votre cas selon ses propres faits au regard du critère de l’article 179.

Vouloir immigrer plus tard fera-t-il refuser mon visa de visiteur ?

Pas en soi. Le paragraphe 22(2) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés reconnaît la double intention : une intention de devenir résident permanent ne vous empêche pas d’être résident temporaire, tant que l’agent est convaincu que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour autorisé si vous n’obtenez pas le statut permanent. Être véridique et cohérent sur vos plans compte plus que de cacher un espoir à long terme.

Quel est le motif de refus le plus courant des visas de visiteur ?

Le motif le plus courant est que l’agent n’était pas convaincu que le demandeur quitterait le Canada à la fin de son séjour autorisé, invoquant souvent des liens faibles avec le pays d’origine, un but de voyage flou ou des préoccupations financières. Ce seul point, tiré de l’article 179 du Règlement et de l’alinéa 20(1)b) de la Loi, est le prisme par lequel toute la demande est évaluée.

Comment puis-je renforcer ma demande de visa de visiteur ?

Concentrez-vous sur la question centrale de l’agent : allez-vous partir ? Documentez des liens authentiques avec votre pays d’origine, présentez des plans de voyage clairs et cohérents, fournissez une preuve financière que le voyage est abordable, et gardez la demande véridique et complète. Si vous avez déjà été refusé, répondez au motif précis indiqué plutôt que de soumettre le même dossier. Aucune liste ne garantit l’approbation, et c’est un agent qui prend la décision finale.

Où puis-je trouver les statistiques officielles des visas de visiteur du Canada par pays ?

IRCC publie des statistiques sur la résidence temporaire, y compris les volumes de visas de visiteur par pays de citoyenneté, par l’entremise du portail du gouvernement ouvert du Canada à open.canada.ca, mises à jour régulièrement. Ce sont les chiffres publics les plus fiables, même s’ils rapportent souvent des volumes plutôt qu’un taux d’approbation calculé. Soyez prudent avec les sites tiers qui citent un seul pourcentage assuré par pays.

Guides

Sources officielles

Cette page est fondée sur le droit et les politiques publiés par le gouvernement du Canada.