Depuis 2024, le gouvernement fédéral cherche à réduire le nombre de résidents temporaires au Canada, une catégorie qui regroupe surtout les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers temporaires. L’objectif central est de ramener la part des résidents temporaires dans la population totale à moins de 5 pour cent; le plan le plus récent rattache cette cible à la fin de 2027 (des déclarations antérieures évoquaient la fin de 2026, la date a donc changé). Pour y parvenir, le Plan des niveaux d’immigration 2026-2028 fixe pour la première fois des cibles explicites pour les nouvelles arrivées de résidents temporaires et les abaisse d’année en année, tandis que le plafond des permis d’études et le Programme des travailleurs étrangers temporaires sont tous deux réduits. Cette page explique les grandes lignes pour que les étudiants et les travailleurs comprennent la direction prise. Les chiffres exacts dans ce domaine changent souvent et certains sont présentés sous forme de fourchettes ou comme « moins de » un seuil; traitez donc tout ceci comme un instantané et confirmez les détails actuels sur canada.ca avant toute décision.
L’objectif global : des résidents temporaires sous les 5 pour cent de la population
Pendant la majeure partie de la dernière décennie, le Canada a fait croître rapidement sa population de résidents temporaires grâce aux étudiants internationaux et aux travailleurs étrangers temporaires. À partir de 2024, le gouvernement a décidé d’inverser cette tendance, en invoquant les pressions sur le logement, les soins de santé et les services. L’engagement central est de réduire la part des résidents temporaires dans la population totale du Canada à moins de 5 pour cent. Les indications les plus récentes rattachent cet objectif à la fin de 2027; notez que des annonces antérieures faisaient référence à la fin de 2026, le calendrier a donc bougé (confirmez la date et le seuil actuels sur canada.ca).
Ce qui distingue le Plan des niveaux d’immigration 2026-2028, c’est qu’il intègre les résidents temporaires dans le même cadre de planification pluriannuel qui couvrait déjà les résidents permanents. Pour la première fois, le plan fixe des cibles pour les nouvelles arrivées de résidents temporaires, et ces cibles diminuent au cours de la période. Les chiffres rapportés situent les nouvelles arrivées de résidents temporaires près de 385 000 en 2026 et autour de 370 000 en 2027 et en 2028, une forte baisse par rapport au chiffre de planification beaucoup plus élevé de 2025. Comme il s’agit de cibles de planification qui peuvent être révisées, et qu’elles sont parfois publiées sous forme de fourchettes, confirmez les chiffres exacts sur canada.ca.
Ce que cela signifie pour vous : moins de places au total veut dire plus de concurrence. Si vous prévoyez venir au Canada comme étudiant ou travailleur, ou prolonger votre séjour, attendez-vous à un environnement plus sélectif que ces dernières années, et prévoyez du temps additionnel au cas où les règles ou les allocations changeraient encore.
Étudiants internationaux : un plafond de permis d’études réduit pour 2026
Le Canada a instauré un plafond national sur les nouveaux permis d’études en 2024 et continue de le resserrer. Pour 2026, le plafond des nouveaux étudiants internationaux qui arrivent est rapporté à environ 155 000, une forte réduction par rapport aux chiffres prévus un an plus tôt. Par ailleurs, IRCC publie un chiffre global de permis d’études délivrés qui compte aussi les prolongations pour les étudiants déjà au Canada; ce chiffre plus large est bien supérieur au plafond des nouvelles arrivées, alors faites attention à savoir quel chiffre une source cite. Confirmez le plafond actuel et les chiffres de délivrance connexes sur canada.ca.
Le plafond est réparti entre les provinces et les territoires, qui reçoivent chacun une allocation. Les provinces distribuent ensuite leur part entre les établissements d’enseignement désignés. Concrètement, les places sont limitées et la concurrence est la plus forte dans les destinations populaires comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, ainsi que dans les programmes de premier cycle et de collège. Une attestation ou une allocation à elle seule ne garantit jamais l’approbation; un agent des visas évalue toujours chaque demande au regard de toutes les exigences du permis d’études.
Ce que cela signifie pour vous : présentez votre demande tôt, choisissez soigneusement un établissement d’enseignement désigné, et veillez à bien documenter vos finances, votre plan d’études et vos attaches. Comme les allocations sont fixées province par province et peuvent changer, un même programme peut être plus ou moins accessible selon l’endroit où il se trouve et le moment où vous présentez votre demande.
La Lettre d’attestation provinciale (LAP) et ses exemptions en 2026
La plupart des nouveaux demandeurs de permis d’études doivent joindre à leur demande une Lettre d’attestation provinciale (LAP), ou l’équivalent québécois (attestation liée au CAQ). La LAP est un document de la province ou du territoire confirmant que le demandeur est compté dans l’allocation de cette région sous le plafond. Sans la LAP requise, une demande est généralement considérée comme incomplète et peut être retournée; c’est donc une étape de contrôle plutôt qu’une formalité.
Pour 2026, il y a des exemptions notables. Les informations indiquent que les étudiants à la maîtrise et au doctorat dans des établissements d’enseignement désignés publics n’ont plus à soumettre une LAP, en reconnaissance de leur rôle dans la recherche et l’innovation. D’autres groupes ont aussi généralement été exemptés, comme certains étudiants qui prolongent un permis existant dans le même établissement et au même niveau, les étudiants en échange, et certaines cohortes prioritaires ou vulnérables. Les règles d’exemption sont détaillées et ont changé plus d’une fois, alors confirmez si une LAP s’applique à votre situation exacte sur canada.ca.
Ce que cela signifie pour vous : vérifiez l’exigence de LAP pour votre niveau d’études, votre type d’établissement et votre province précis avant de présenter une demande, car une erreur à ce sujet est une raison fréquente de retour des demandes. Si vous êtes exempté, conservez des documents qui montrent clairement pourquoi.
Travailleurs temporaires : des règles de permis et d’EIMT resserrées
Le volet des travailleurs temporaires est lui aussi resserré. Le système canadien des travailleurs étrangers comporte deux grands volets : le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), qui exige habituellement qu’un employeur obtienne une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), et le Programme de mobilité internationale (PMI), qui couvre les catégories dispensées d’EIMT. Le plan 2026-2028 réduit les admissions fondées sur une EIMT dans le PTET, la cible 2026 étant rapportée près de 60 000, en baisse par rapport au niveau plus élevé de l’année précédente. Confirmez les chiffres actuels sur canada.ca.
Plusieurs règles précises se sont resserrées. Les informations jusqu’au début de 2026 font état d’attentes plus strictes en matière d’affichage et de recrutement pour les employeurs (notamment des périodes d’affichage plus longues et des preuves de recrutement de Canadiens), de restrictions élargies sur le traitement de certaines demandes à bas salaire dans certaines grandes villes, et de normes plus strictes et mieux documentées pour certaines catégories dispensées d’EIMT comme les permis de travail à emploi réciproque. Des règles d’admissibilité plus étroites ont aussi visé certains membres de la famille, dont des limites aux permis de travail ouverts pour les conjoints de certains travailleurs et étudiants. Ces détails sont techniques et continuent d’évoluer, alors vérifiez les règles qui s’appliquent à votre profession, à votre niveau de salaire et à votre lieu sur canada.ca.
Ce que cela signifie pour vous : si vous êtes travailleur, confirmez exactement quel programme et quelle exemption visent votre emploi, et ne présumez pas qu’un permis sera renouvelé aux mêmes conditions qu’avant. Si vous êtes employeur, attendez-vous à plus de documentation et à des délais plus longs. Rien de ceci n’est un avis juridique; pour une situation précise, envisagez de consulter un avocat en immigration agréé au Canada ou un consultant réglementé par le CCRC.
Comment les pièces s’assemblent (et comment rester à jour)
Ensemble, les cibles d’arrivées de résidents temporaires réduites, le plafond de permis d’études abaissé, le contrôle par la LAP, et les règles de permis de travail et d’EIMT resserrées pointent toutes dans la même direction : moins de résidents temporaires et un système plus sélectif visant l’objectif de moins de 5 pour cent de la population. Les pièces interagissent, de sorte qu’un changement à l’une (par exemple, l’allocation de permis d’études d’une province) peut influer sur vos chances réelles même si les chiffres nationaux affichés restent les mêmes.
Comme ce domaine change fréquemment, fiez-vous aux sources primaires. IRCC publie le Plan des niveaux d’immigration, le plafond de permis d’études et les allocations provinciales, ainsi que les règles des programmes PTET et PMI sur canada.ca, et diffuse des avis lorsque les chiffres ou les exigences changent. Considérez les résumés de tiers (y compris cette page) comme un point de départ, et confirmez les chiffres en vigueur et votre admissibilité précise sur canada.ca ou auprès d’un professionnel agréé avant d’agir.
Foire aux questions
Quelle est la cible de résidents temporaires du Canada pour 2026 ?
Le gouvernement vise à réduire les résidents temporaires à moins de 5 pour cent de la population totale, le plan le plus récent rattachant cet objectif à la fin de 2027. Le plan 2026-2028 fixe aussi une cible pour les nouvelles arrivées de résidents temporaires, rapportée près de 385 000 en 2026. Confirmez les chiffres actuels sur canada.ca, car ils peuvent être révisés.
Qui compte comme résident temporaire dans ce plan ?
Les résidents temporaires sont des personnes au Canada avec un statut temporaire, surtout les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers temporaires, ainsi que certains autres titulaires de permis. Les résidents permanents et les citoyens canadiens ne font pas partie de cet objectif sur la population de résidents temporaires.
Quelle est l’ampleur du plafond de permis d’études de 2026 ?
Le plafond des nouveaux étudiants internationaux qui arrivent en 2026 est rapporté à environ 155 000, une forte réduction par rapport aux chiffres de planification antérieurs. Un chiffre distinct et plus élevé pour le total des permis d’études délivrés compte aussi les prolongations, alors vérifiez quel chiffre une source vise. Confirmez le plafond actuel sur canada.ca.
Ai-je encore besoin d’une Lettre d’attestation provinciale (LAP) en 2026 ?
La plupart des nouveaux demandeurs de permis d’études en ont besoin, mais il y a des exemptions. Les informations indiquent que les étudiants à la maîtrise et au doctorat dans des établissements désignés publics n’ont plus besoin d’une LAP pour 2026, et certains autres groupes sont aussi exemptés. Vérifiez si une LAP s’applique à votre niveau d’études, votre établissement et votre province exacts sur canada.ca.
Les travailleurs étrangers temporaires sont-ils aussi réduits ?
Oui. Le plan 2026-2028 réduit les admissions fondées sur une EIMT dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires, la cible 2026 étant rapportée près de 60 000. Il y a aussi des règles plus strictes d’affichage, de recrutement et de documentation. Confirmez les chiffres et les règles pour votre profession et votre lieu sur canada.ca.
Ces réductions affecteront-elles ma chance d’obtenir la résidence permanente ?
Ces changements concernent la résidence temporaire, mais ils font partie du même cadre pluriannuel qui fixe les cibles de résidents permanents. De nombreuses voies vers la résidence permanente puisent parmi les personnes déjà au Canada comme étudiants ou travailleurs, donc un système temporaire plus serré peut influer sur l’ensemble du parcours. Consultez les règles propres à chaque voie et le dernier Plan des niveaux sur canada.ca.
Pourquoi les chiffres et les dates semblent-ils toujours changer ?
Ce sont des cibles de planification, et non des quotas fixes, et le gouvernement les révise selon l’évolution de la situation. Par exemple, la date rattachée à l’objectif de moins de 5 pour cent est passée de la fin de 2026 à la fin de 2027 dans des indications plus récentes. Vérifiez toujours les chiffres et les dates actuels sur canada.ca avant de vous y fier.
Où puis-je confirmer les détails officiels et à jour ?
Utilisez canada.ca. IRCC y publie le Plan des niveaux d’immigration, le plafond de permis d’études et les allocations provinciales, l’exigence de LAP, ainsi que les règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires et du Programme de mobilité internationale, et diffuse des avis lorsque les choses changent. Pour votre situation précise, envisagez un avocat en immigration agréé au Canada ou un consultant réglementé par le CCRC.
Guides
Sources officielles
Cette page est fondée sur le droit et les politiques publiés par le gouvernement du Canada.