Passer au contenu principal
Condamnations multiples et Canada

Puis-je entrer au Canada avec des condamnations multiples?

Deux condamnations ou plus découlant d'incidents distincts entraînent une interdiction de territoire en vertu de l'art. 36(2)(b) de la LIPR. Que la réhabilitation présumée puisse encore vous libérer, ou qu'il vous faille un PST ou une réhabilitation criminelle, dépend du fait que vos infractions équivalent à des infractions sommaires ou à des actes criminels.

✓ Dernière vérification : juin 2026

Réponse courte : il est généralement possible de se rendre au Canada avec plus d'une condamnation criminelle, mais les infractions multiples sont évaluées plus sévèrement qu'une seule, et un agent de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ou un agent des visas conserve toujours la décision finale. En vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR), le nombre et le type de vos condamnations déterminent votre niveau d'interdiction de territoire. Avoir deux condamnations ou plus découlant d'incidents distincts, même mineures, vous rend interdit de territoire en vertu de l'art. 36(2)(b) de la LIPR. Ce que cela signifie pour vous dépend de l'équivalence de ces infractions en droit canadien : si chaque infraction constituerait une infraction punissable par procédure sommaire au Canada, vous pourriez tout de même être admissible à la réhabilitation présumée après l'écoulement d'un délai suffisant en vertu de l'art. 18 du RIPR, sans aucune demande à présenter. Si ne serait-ce qu'une infraction constituerait un acte criminel ou une infraction hybride au Canada, la réhabilitation présumée ne s'applique pas et vos parcours pratiques sont un permis de séjour temporaire (PST) pour un voyage limité dans le temps ou une réhabilitation criminelle pour une solution permanente. Ce guide explique comment les condamnations multiples sont classées, quand la réhabilitation présumée fonctionne encore et les options lorsqu'elle ne s'applique pas. Il est de nature éducative seulement et ne constitue pas un avis juridique; pour votre situation, vérifiez auprès d'IRCC ou d'un avocat spécialisé en immigration ou d'un consultant réglementé par le CRCIC.

Comment les condamnations multiples sont classées selon la LIPR

L'article 36 de la LIPR établit le cadre d'interdiction de territoire pour des motifs criminels. Les dispositions clés concernant les condamnations multiples sont :

  • art. 36(1)(b)Grande criminalité (hors Canada) : avoir été déclaré coupable d'une infraction qui, si elle était commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins 10 ans. C'est le niveau le plus grave et il peut découler d'une seule infraction.
  • art. 36(2)(a)Criminalité (hors Canada) : avoir été déclaré coupable d'une infraction qui, si elle était commise au Canada, constituerait un acte criminel prévu par une loi fédérale. Une seule infraction équivalant à un acte criminel (ou hybride) relève de ce niveau.
  • art. 36(2)(b)Deux infractions ne découlant pas d'un seul fait qui, si elles étaient commises au Canada, constitueraient des infractions à une loi fédérale. C'est le déclencheur des condamnations multiples : les deux infractions n'ont pas à être chacune des actes criminels, et même deux infractions mineures équivalant à des infractions sommaires découlant d'incidents distincts peuvent l'enclencher.

Règle essentielle de l'art. 36(2)(b) : Règle essentielle de l'art. 36(2)(b) : deux condamnations ou plus découlant d'incidents distincts peuvent vous rendre interdit de territoire même si chaque infraction, prise isolément, est mineure et constituerait une infraction sommaire au Canada. La disposition repose sur le fait que les infractions ne découlent pas d'un seul fait, et non sur la gravité de chacune. C'est l'une des règles les plus mal comprises en matière d'interdiction de territoire. Contrairement à un mythe répandu, elle ne vous prive PAS automatiquement de la réhabilitation présumée : comme l'expliquent les sections suivantes, l'art. 18 du RIPR prévoit encore un parcours de réhabilitation présumée pour des infractions sommaires multiples après l'écoulement d'un délai suffisant.

Par exemple : une condamnation pour vol à l'étalage (qui peut équivaloir à l'art. 334(b) du Code criminel, souvent traité par procédure sommaire) combinée à une condamnation mineure pour possession de drogue (équivalent sommaire de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances), même si les deux remontent à plusieurs années et sont considérées comme mineures à l'étranger, peut entraîner une interdiction de territoire en vertu de l'art. 36(2)(b) de la LIPR parce qu'elles découlent d'incidents distincts. Que vous soyez ensuite libéré par l'écoulement du temps, ou qu'il vous faille un PST ou une réhabilitation criminelle, dépend de l'équivalence de chaque infraction et relève en fin de compte de l'appréciation d'un agent. L'équivalence exacte peut être difficile à établir et devrait être confirmée auprès d'un professionnel agréé.

Comment fonctionnent les infractions hybrides et la règle des « deux infractions »

En droit criminel canadien, de nombreuses infractions sont « hybrides » : le ministère public peut choisir de procéder par déclaration de culpabilité par procédure sommaire (moins grave) ou par mise en accusation (plus grave). Aux fins de l'interdiction de territoire selon la LIPR, les infractions hybrides sont traitées comme des actes criminels. C'est important, car une seule infraction équivalant à une infraction hybride vous place au niveau de criminalité de l'art. 36(2)(a), au même titre qu'un véritable acte criminel.

Le tableau ci-dessous associe des scénarios courants de condamnations multiples à l'article pertinent de la LIPR et indique si la réhabilitation présumée en vertu de l'art. 18 du RIPR peut s'appliquer. La réhabilitation présumée est une libération automatique par l'écoulement du temps, sans demande à présenter, mais un agent décide tout de même au point d'entrée s'il est convaincu que vous y êtes admissible. La colonne n'indique que la règle générale; les délais courent à compter du lendemain de la pleine exécution de chaque peine (y compris probation, amendes et rétablissement du permis de conduire).

ScénarioArticle de la LIPRRéhabilitation présumée accessible?
Une seule condamnation équivalant à une infraction sommaireart. 36(2)(a)Pas par réhabilitation présumée; une seule infraction étrangère purement sommaire n'est généralement pas une interdiction criminelle, mais confirmez l'équivalence
Deux infractions sommaires-équivalentes ou plus (incidents distincts), 5 ans+ après l'exécution de toutes les peinesart. 36(2)(b)Peut-être : réhabilitation présumée selon l'art. 18(2)(b) du RIPR si les conditions sont remplies
Une condamnation équivalant à un acte criminel/hybride (non grave), 10 ans+ après l'exécution de la peineart. 36(2)(a)Peut-être : réhabilitation présumée selon l'art. 18(2)(a) du RIPR si les conditions sont remplies
Condamnations multiples dont au moins une équivaut à un acte criminel/hybrideart. 36(2)(a) ou (b)Aucune réhabilitation présumée; réhabilitation criminelle ou PST requis
Toute condamnation pour grande criminalité (équivalent peine max. canadienne de 10 ans+)art. 36(1)Aucune réhabilitation présumée; réhabilitation criminelle ou PST requis

Quand la réhabilitation présumée s'applique encore (et quand elle ne s'applique pas)

La réhabilitation présumée est la règle prévue à l'art. 36(3)(c) de la LIPR et à l'art. 18 du RIPR selon laquelle une personne peut être considérée comme réhabilitée automatiquement après l'écoulement d'un délai suffisant, sans demande ni frais. Un mythe largement répandu veut qu'elle ne s'applique jamais dès qu'on a plus d'une condamnation. Ce n'est pas ce que dit le règlement. L'art. 18 du RIPR établit trois catégories prescrites, dont l'une vise précisément les infractions sommaires multiples. En termes généraux (un agent décide si vous y êtes admissible) :

  • Art. 18(2)(a) du RIPR : une seule infraction qui, si elle était commise au Canada, constituerait un acte criminel punissable de moins de 10 ans, lorsqu'au moins 10 ans se sont écoulés depuis le lendemain de l'exécution de la peine.
  • Art. 18(2)(b) du RIPR : deux infractions ou plus qui, si elles étaient commises au Canada, constitueraient toutes des infractions sommaires, lorsqu'au moins 5 ans se sont écoulés depuis le lendemain de l'exécution de la dernière peine.
  • Pour les deux catégories, vous ne devez avoir aucune autre condamnation admissible au Canada ou à l'étranger dans le délai applicable, et les infractions ne doivent pas être du type décrit à l'art. 36(2)(c) de la LIPR.
  • Le délai court à compter du lendemain de l'exécution de CHAQUE élément de CHAQUE peine, y compris probation, amendes, travaux communautaires et rétablissement du permis de conduire.

Ce que cela signifie pour vous : si vous avez deux condamnations ou plus et que chacune constituerait une infraction sommaire au Canada, la réhabilitation présumée en vertu de l'art. 18(2)(b) du RIPR peut vous libérer environ cinq ans après la fin de la dernière peine, sans demande à présenter. Mais si ne serait-ce qu'une de vos infractions constituerait un acte criminel ou une infraction hybride au Canada (l'hybride compte comme acte criminel aux fins de la LIPR), la réhabilitation présumée ne s'applique pas du tout à ce casier, et votre voie est la réhabilitation criminelle ou un permis de séjour temporaire. De même, tout ce qui relève de la grande criminalité (un équivalent canadien punissable d'au moins 10 ans) n'est jamais réglé par la réhabilitation présumée. L'équivalence est une appréciation juridique, alors confirmez chaque infraction auprès d'IRCC ou d'un professionnel agréé plutôt que de présumer qu'elle est sommaire.

Erreur courante : Erreur courante : les gens supposent qu'une deuxième condamnation ferme définitivement la voie de l'écoulement du temps. En réalité, l'art. 18(2)(b) du RIPR maintient la réhabilitation présumée accessible pour des infractions sommaires multiples après environ cinq ans. Les véritables obstacles à la réhabilitation présumée sont une infraction équivalant à un acte criminel ou hybride n'importe où dans le casier, une infraction de grande criminalité, ou une autre condamnation admissible à l'intérieur du délai d'attente. Un agent frontalier tranche en dernier ressort; considérez ceci comme de l'information générale et vérifiez vos équivalences précises.

Habitude criminelle: Le risque caché

Au-delà des règles légales d'interdiction de territoire, les agents de l'ASFC ont le pouvoir discrétionnaire de tenir compte d'une « habitude criminelle » lorsqu'ils évaluent des demandes de PST ou de réhabilitation criminelle impliquant des condamnations multiples. Même si chaque condamnation individuelle est mineure, une série de condamnations, particulièrement de nature similaire, soulève des préoccupations, notamment :

  • ! Preuve d'infractions répétées plutôt que d'une erreur isolée
  • ! Difficulté à démontrer une réhabilitation authentique lorsque le même type d'infraction s'est reproduit
  • ! Complexité accrue quant au respect futur de la loi canadienne
  • ! Examen plus approfondi des preuves de réhabilitation (counseling, traitement, engagement communautaire)

Démontrer la réhabilitation dans un scénario de condamnations multiples exige plus que le simple écoulement du temps. Vous aurez besoin de preuves documentées des changements de mode de vie, d'un traitement (si lié à une dépendance), de l'engagement communautaire, d'un emploi stable et de lettres de référence. La solidité de votre récit de réhabilitation influe directement sur les résultats des demandes de PST et de réhabilitation criminelle.

Vos parcours pour entrer au Canada avec des condamnations multiples

Option 1 : Permis de séjour temporaire (PST)

Un PST en vertu de l'art. 24(1) de la LIPR peut être délivré même si vous avez plusieurs condamnations, et même lorsqu'il ne s'est pas écoulé assez de temps pour la réhabilitation. Il n'y a pas de délai d'attente minimal; le critère est de savoir si votre besoin d'entrer est jugé supérieur au risque. Un agent décide de chaque PST à sa discrétion. Considérations clés pour les demandes de PST avec condamnations multiples :

  • Frais de traitement gouvernementaux : 246,25 $ CAD par permis (vérifié sur la liste des frais d'IRCC, juin 2026; vérifiez toujours le tarif courant sur IRCC avant de présenter une demande)
  • Vous devez généralement démontrer un motif impérieux d'entrer au Canada (par exemple affaires, famille, études ou motifs humanitaires)
  • Plus le temps écoulé depuis la dernière condamnation est long, plus le dossier est généralement solide
  • Les preuves de réhabilitation comptent, souvent plus que dans les cas de condamnation unique
  • Présenter la demande par l'entremise d'un bureau des visas canadien avant de voyager est généralement préférable à une demande au point d'entrée

Option 2 : Réhabilitation criminelle (solution permanente)

La réhabilitation criminelle en vertu de l'art. 36(3)(c) de la LIPR est la voie sur demande, accessible quel que soit le nombre de condamnations, une fois qu'au moins 5 ans se sont écoulés depuis la pleine exécution de toutes les conditions de toutes les peines. Une fois accordée, elle est permanente pour les infractions visées. Points clés :

  • Le délai de 5 ans commence le lendemain de la plus récente des exécutions de peine
  • Les frais dépendent de l'équivalence de l'infraction la plus grave : 246,25 $ CAD pour la criminalité (non grave) ou 1 231 $ CAD pour la grande criminalité (vérifié sur la liste des frais d'IRCC, juin 2026; confirmez le tarif courant sur IRCC)
  • Le traitement peut prendre environ 12 mois ou plus; consultez les délais de traitement courants d'IRCC
  • Une fois approuvée, elle est permanente pour les infractions énumérées, sans renouvellement (de nouvelles infractions peuvent créer une nouvelle interdiction)
  • Les demandes avec condamnations multiples font généralement l'objet d'un examen plus rigoureux; des preuves solides et documentées de réhabilitation sont importantes

Important : Important : si ne serait-ce qu'une de vos condamnations correspond à une infraction canadienne passible d'une peine maximale de 10 ans ou plus (grande criminalité), la demande de réhabilitation criminelle est généralement évaluée selon les règles de la grande criminalité : les frais plus élevés de 1 231 $ et un seuil d'approbation plus exigeant. Cela peut s'appliquer même si vos autres condamnations sont mineures. Confirmez l'équivalence et le tarif courant avant de vous fier à un montant.

Comment aborder la frontière avec des condamnations multiples

Tenter d'entrer au Canada sans autorisation lorsque vous avez des condamnations multiples présente des risques élevés. Le système de partage des dossiers CIPC/NCIC de l'ASFC fera remonter l'ensemble de votre casier judiciaire. Voici les conseils pratiques :

  1. 1

    Ne jamais tenter d'entrer sans préparation préalable

    Les condamnations multiples seront visibles à la frontière. Tenter de minimiser ou d'omettre des condamnations entraîne une interdiction de territoire pour fausse déclaration en vertu de l'art. 40 de la LIPR, une interdiction distincte qui dure 5 ans et qui n'est pas réglée par la réhabilitation criminelle.

  2. 2

    Utiliser d'abord l'explorateur d'admissibilité

    Comprenez votre niveau exact d'interdiction de territoire avant d'approcher tout poste frontalier. Connaissez votre article de la LIPR (art. 36(1), 36(2)(a) ou 36(2)(b)) et si la réhabilitation présumée s'applique (ce qui est presque certainement exclu avec des condamnations multiples).

  3. 3

    Demander un PST avant de voyager

    Un PST préapprouvé d'un bureau des visas canadien est de loin préférable à une demande au point d'entrée. Les PST accordés à la frontière pour les cas de condamnations multiples relèvent du pouvoir discrétionnaire et sont imprévisibles.

  4. 4

    Constituer un dossier de réhabilitation complet

    Pour un PST ou une réhabilitation criminelle, documentez tout : temps écoulé, emploi stable, engagement communautaire, absence de condamnations ultérieures, programmes de traitement complétés (le cas échéant) et lettres de référence.

  5. 5

    Consulter un avocat spécialisé en immigration

    Les cas d'interdiction de territoire pour condamnations multiples sont complexes. Un RCIC ou un avocat spécialisé en immigration peut évaluer l'équivalence spécifique de chaque infraction, identifier la disposition correcte de la LIPR et préparer la demande de PST ou de réhabilitation criminelle la plus solide possible.

Explorez d'abord votre admissibilité

Notre explorateur gratuit associe vos condamnations aux articles de la LIPR et vous indique quels parcours vous sont accessibles, avant d'approcher la frontière.

Lancer l'explorateur gratuit

Foire aux questions

J'ai deux délits mineurs remontant à 15 ans, puis-je entrer au Canada?+

Cela dépend des équivalents canadiens de ces infractions, et un agent tranche en dernier ressort. En vertu de l'art. 36(2)(b) de la LIPR, deux condamnations découlant d'incidents distincts entraînent bel et bien une interdiction de territoire. Mais si les deux infractions constitueraient des infractions sommaires au Canada, vous pourriez être réputé réhabilité en vertu de l'art. 18(2)(b) du RIPR puisque plus de cinq ans se sont écoulés depuis l'exécution des peines, ce qui signifierait qu'aucune demande n'est nécessaire. Si l'une des infractions constituerait un acte criminel ou une infraction hybride au Canada, la réhabilitation présumée ne s'applique pas et vous auriez généralement besoin d'une réhabilitation criminelle ou d'un PST. Comme l'équivalence détermine le résultat, confirmez-la auprès d'IRCC ou d'un professionnel agréé avant de voyager.

Mes deux condamnations découlent du même incident (p. ex., conduite avec facultés affaiblies + contenant ouvert). La même règle s'applique-t-elle?+

Si les condamnations découlent d'un seul incident, l'art. 36(2)(b) de la LIPR peut ne pas s'appliquer de la même manière, la disposition vise les condamnations « ne découlant pas d'un seul fait ». Il s'agit toutefois d'une distinction juridique qui dépend des faits précis et de la façon dont chaque chef d'accusation est caractérisé. Une analyse juridique est nécessaire ; ne présumez pas que l'exception de l'incident unique s'applique sans confirmation d'un avocat spécialisé en immigration.

J'ai obtenu une réhabilitation ou une annulation de casier pour les deux condamnations. Est-ce utile?+

Une grâce ou une annulation de casier aux États-Unis ne supprime pas automatiquement l'interdiction de territoire canadienne. L'IRCC évalue l'interdiction de territoire de façon indépendante selon le droit canadien. Une grâce est un facteur positif dans les demandes de PST et de réhabilitation criminelle, mais elle ne prime pas à elle seule sur l'art. 36 de la LIPR. Vous devez toujours présenter une demande par les voies appropriées de l'IRCC.

Puis-je obtenir une réhabilitation criminelle si j'ai trois condamnations?+

Oui, la réhabilitation criminelle en vertu de l'art. 36(3)(c) de la LIPR est accessible quel que soit le nombre de condamnations, pourvu qu'au moins 5 ans se soient écoulés depuis la pleine exécution de TOUTES les conditions de TOUTES les peines. La demande fera l'objet d'un examen plus rigoureux avec des condamnations multiples, et les frais sont déterminés par l'infraction équivalente la plus grave (au 1er décembre 2025, 246,25 $ CA pour la criminalité non grave ou 1 231 $ CA pour la grande criminalité; vérifiez le montant actuel sur IRCC).

Que se passe-t-il si une condamnation relève de la grande criminalité et l'autre de la criminalité non grave?+

En général, vous seriez évalué en vertu de l'art. 36(1) de la LIPR (grande criminalité) sur la base de la condamnation la plus grave, qui est le niveau déterminant. La présence de condamnations supplémentaires, même mineures, tend à compliquer l'évaluation et peut renforcer la préoccupation d'habitude criminelle pour l'agent qui examine une demande de PST ou de réhabilitation criminelle. La réhabilitation présumée ne s'applique pas à la grande criminalité, de sorte que les voies pratiques sont la réhabilitation criminelle (une fois cinq ans écoulés depuis l'exécution de toutes les peines) ou un PST. Un agent prend la décision finale.

La réhabilitation présumée s'applique-t-elle vraiment si j'ai deux condamnations?+

Elle le peut, mais seulement dans une situation précise. L'art. 18(2)(b) du RIPR prévoit une catégorie de réhabilitation présumée pour une personne déclarée coupable hors Canada de deux infractions ou plus qui, si elles étaient commises au Canada, constitueraient toutes des infractions sommaires, lorsqu'au moins cinq ans se sont écoulés depuis le lendemain de l'exécution de la dernière peine et qu'aucune autre condamnation admissible n'est survenue dans ce délai. Si chacune de vos infractions est sommaire-équivalente et que le délai et les conditions sont remplis, un agent peut vous considérer comme réhabilité sans demande. Si ne serait-ce qu'une infraction équivaut à un acte criminel ou à une infraction hybride, cette catégorie ne s'applique pas. L'équivalence est une question juridique, alors vérifiez-la plutôt que de la présumer.

Comment calcule-t-on le délai de 5 ans (ou de 10 ans) pour des condamnations multiples?+

Pour la réhabilitation présumée comme pour la réhabilitation criminelle, le délai commence le lendemain de l'exécution du DERNIER élément de CHAQUE peine, et non à la date de l'infraction ou de la condamnation. Cela inclut toute incarcération, probation, libération conditionnelle, amende, dédommagement, travaux communautaires et rétablissement du permis de conduire. Avec des condamnations multiples, vous comptez à partir de la peine qui s'est terminée le plus récemment. L'art. 18(2)(b) du RIPR utilise un délai de cinq ans pour des infractions sommaires multiples; l'art. 18(2)(a) utilise dix ans pour une seule infraction non grave équivalant à un acte criminel. La réhabilitation criminelle peut être demandée après cinq ans pour tout niveau admissible.

Combien coûtent un PST et une réhabilitation criminelle pour des condamnations multiples?+

Selon la liste des frais d'IRCC vérifiée en juin 2026, les frais de traitement du permis de séjour temporaire sont de 246,25 $ CAD par permis. La réhabilitation criminelle coûte 246,25 $ CAD lorsque l'infraction la plus grave relève de la criminalité (non grave) et 1 231 $ CAD lorsqu'elle relève de la grande criminalité. Le nombre de condamnations ne change pas les frais; c'est l'équivalence de l'infraction la plus grave qui compte. Les frais peuvent changer, alors confirmez toujours le montant courant sur IRCC avant de présenter une demande. La réhabilitation présumée, lorsqu'elle s'applique, n'entraîne aucuns frais de demande.

Toutes mes condamnations apparaîtront-elles à la frontière canadienne?+

En général, oui. Les autorités canadiennes et américaines échangent des renseignements sur les casiers judiciaires, et les agents de l'ASFC peuvent interroger des bases de données comme le Centre d'information de la police canadienne (CIPC), qui est interconnecté avec des systèmes américains. Un agent frontalier peut donc voir des accusations et condamnations antérieures. Tenter de cacher ou de minimiser une condamnation peut créer une interdiction de territoire distincte pour fausse déclaration en vertu de l'art. 40 de la LIPR, qui entraîne ses propres conséquences pluriannuelles et que la réhabilitation ne règle pas. Être exact et préparé est généralement l'approche la plus sûre, mais la façon dont votre casier est traité relève de l'agent.

📊 Obtenez une analyse détaillée de vos condamnations multiples

Nos analyses détaillées examinent chaque condamnation selon le bon article de la LIPR, identifient votre niveau d'interdiction de territoire et recommandent le parcours optimal.

Voir les analyses → À partir de 49,99 $

Votre prochaine étape

Les condamnations multiples nécessitent une analyse minutieuse avant d'approcher tout poste frontalier canadien. Commencez par l'explorateur d'admissibilité gratuit, il associe vos condamnations aux bons articles de la LIPR et identifie les parcours qui vous sont accessibles.

Connaissez votre niveau d'interdiction de territoire

Notre explorateur gratuit associe chaque condamnation au bon article de la LIPR, en quelques minutes, de façon anonyme.

Explorer votre admissibilité

Aucun compte requis · Résultats en quelques minutes

Plateforme éducative · Pas un avis juridique