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Conformité en matière d'immigration

Que se passe-t-il si vous dépassez votre séjour autorisé au Canada?

Dépasser votre période de séjour autorisée au Canada entraîne de graves conséquences juridiques, des mesures de renvoi à l'interdiction de territoire future. Connaissez vos options avant qu'il ne soit trop tard.

Dernière vérification : juin 2026

Dépasser votre période de séjour autorisée au Canada, qu'il s'agisse d'un visa de visiteur, d'une AVE, d'un permis de travail ou d'un permis d'études, constitue une violation grave des règles d'immigration. En vertu de l'art. 41(a) de la LIPR, le non-respect d'une condition de votre statut constitue un motif d'interdiction de territoire. Cela est consigné de façon permanente dans les dossiers d'immigration du Canada et peut affecter toute future demande d'immigration canadienne. Toutefois, un séjour prolongé n'est pas toujours fatal, le RIPR prévoit une fenêtre de rétablissement de 90 jours, et comprendre votre situation exacte est la première étape pour la résoudre.

Ce qui constitue un séjour prolongé au Canada

Un séjour prolongé survient lorsqu'un ressortissant étranger demeure au Canada au-delà de sa période de séjour autorisée ou des conditions de son statut. Les scénarios les plus courants incluent :

  • !Dossier ou visa de visiteur expiré : Votre séjour était autorisé jusqu'à une date précise. Cette date est passée et vous n'avez pas prolongé votre séjour.
  • !Statut de résident temporaire expiré : Votre permis de travail ou votre permis d'études a expiré et vous n'avez pas demandé le rétablissement de votre statut dans les 90 jours.
  • !Travail ou études sans autorisation : Les conditions de votre permis interdisaient le travail ou les études, mais vous avez exercé ces activités quand même. Cela constitue également une violation de statut en vertu de l'art. 41 de la LIPR.
  • !Maintien au Canada après une mesure de renvoi : Une mesure de renvoi a été émise et vous n'avez pas respecté l'obligation de départ.

Remarque : les visiteurs qui entrent au Canada sans qu'une date de fin précise soit inscrite dans leur dossier sont généralement autorisés à séjourner jusqu'à 6 mois à compter de la date d'entrée, à moins qu'un agent de l'ASFC n'ait tamponné une période plus courte. Les suppositions sur la durée de votre séjour autorisé sont dangereuses, vérifiez attentivement vos documents d'entrée.

Conséquences d'un séjour prolongé au Canada

Les conséquences d'un séjour prolongé dépendent de sa durée, du fait que vous quittez volontairement le pays et du fait que l'ASFC découvre le dépassement :

Interdiction de territoire en vertu de l'art. 41(a) de la LIPR

Le non-respect des conditions de votre statut de résident temporaire constitue un motif d'interdiction de territoire. Cela signifie que les futures demandes de visa, de permis ou de résidence permanente au Canada seront affectées.

Mention dans les dossiers d'immigration

Un séjour prolongé est consigné de façon permanente dans les dossiers d'immigration du Canada. Chaque futur agent d'immigration canadien qui examine votre demande verra cette inscription. Elle ne disqualifie pas automatiquement les futures demandes, mais elle doit être divulguée et expliquée.

Mesures de renvoi

Si l'ASFC découvre votre séjour prolongé, une mesure de renvoi peut être émise. Il existe trois types de mesures de renvoi en vertu de la LIPR, avec des conséquences progressivement plus graves pour la future réadmission.

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Types de mesures de renvoi expliqués

En vertu de la LIPR, il existe trois types de mesures de renvoi, chacune ayant des conséquences différentes sur la réadmission :

Type de mesureQuand elle est émiseEffet sur la réadmission
Mesure d'interdiction de séjour (mesure de départ)Violations mineures, perte de statut, séjour prolongé, non-conformité. Le type le plus courant pour les séjours prolongés.Aucune interdiction de réadmission SI vous quittez dans les 30 jours (après que la mesure devient exécutoire) et confirmez votre départ à l'ASFC. Si vous ne partez pas à temps, la mesure devient automatiquement une mesure d'expulsion (art. 224 du RIPR).
Mesure d'exclusionFausse déclaration, entrée sans autorisation. Plus grave qu'une mesure de départ.Interdiction d'un an de demander la réadmission sans autorisation écrite. Prolongée à 5 ans si émise pour fausse déclaration.
Mesure d'expulsionGrande criminalité, motifs de sécurité, crime organisé. Type le plus grave.Interdiction permanente d'entrer au Canada sans une autorisation écrite de retour au Canada. Très difficile à surmonter.

Une mesure de départ émise pour un simple séjour prolongé devient une mesure d'expulsion si vous ne quittez pas le pays dans les 30 jours et ne confirmez pas votre départ à un point d'entrée. C'est pourquoi le départ volontaire rapide, avant que l'ASFC n'émette une mesure plus grave, est toujours l'option privilégiée.

Rétablissement du statut : art. 182 du RIPR: La fenêtre de 90 jours

Si votre statut de résident temporaire a expiré, permis de travail, permis d'études ou dossier de visiteur, vous pourriez être admissible au rétablissement de votre statut en vertu de l'art. 182 du Règlement sur l'immigration et la protection des réfugiés (RIPR). Le rétablissement vous permet de demander le renouvellement de votre statut tout en restant au Canada, mais la fenêtre est étroite :

  • Vous devez demander le rétablissement dans les 90 jours suivant l'expiration de votre statut
  • Vous devez avoir respecté toutes les conditions de votre statut précédent pendant sa validité
  • Vous devez demander le même type de statut (ou un statut pour lequel vous seriez admissible)
  • Vous ne devez pas avoir reçu une mesure de renvoi

Important : après 90 jours, le rétablissement n'est généralement plus disponible. Les options qui restent sont habituellement de quitter le Canada volontairement (souvent le résultat le moins dommageable) ou de faire face à une procédure de renvoi. Comme la fenêtre est fixe, le moment de la démarche a généralement son importance.

Deux notions sont souvent confondues. Le « statut implicite » (aussi appelé statut maintenu) s'applique lorsque vous demandez la prolongation ou la modification de votre statut AVANT son expiration : vous pouvez alors continuer à travailler ou à étudier aux mêmes conditions en attendant la décision. Le « rétablissement » s'applique APRÈS l'expiration de votre statut : vous avez perdu votre statut, vous ne pouvez donc généralement pas travailler ni étudier tant que le rétablissement n'est pas approuvé, et vous devez présenter votre demande dans la fenêtre de 90 jours. Ce que cela signifie pour vous : demander ne serait-ce qu'un jour avant l'expiration vous maintient en statut implicite; demander le lendemain vous place en rétablissement, une position plus fragile. Le rétablissement comporte aussi des frais. Selon le barème de frais le plus récent de l'IRCC, les frais de rétablissement sont de 246,25 $ CA : le rétablissement comme visiteur correspond généralement à ces 246,25 $, tandis que le rétablissement comme travailleur ou étudiant ajoute les frais de permis applicables (environ 401,25 $ pour un travailleur, soit 246,25 $ plus les 155 $ du permis de travail; environ 396,25 $ pour un étudiant, soit 246,25 $ plus les 150 $ du permis d'études). Les frais changent, alors confirmez les montants actuels sur la liste des frais de l'IRCC avant de payer.

Comment quitter correctement le Canada après un séjour prolongé

Si vous avez dépassé votre séjour et ne pouvez pas rétablir votre statut, le départ volontaire est presque toujours votre meilleure option. Voici comment procéder correctement :

  1. 1

    Partir avant qu'une mesure de renvoi soit émise

    Le départ volontaire avant que l'ASFC découvre un séjour prolongé est généralement le résultat le moins dommageable. Il est toujours consigné dans les dossiers d'immigration, mais aucune mesure de renvoi officielle n'est émise. Cela limite l'impact sur les futures demandes.

  2. 2

    Confirmez votre départ auprès de l'ASFC

    Si une mesure de départ a été émise, confirmez votre départ auprès d'un agent de l'ASFC au point de sortie. La confirmation transforme la mesure de départ d'un problème en suspens en un départ résolu. Le défaut de confirmation peut entraîner l'aggravation de la mesure.

  3. 3

    Rassemblez vos documents

    Conservez la preuve de votre entrée au Canada (tampons d'entrée, dossiers), de l'expiration de votre statut et de votre départ. Cette documentation est essentielle pour toute future demande d'immigration canadienne.

  4. 4

    Préparez-vous à divulguer

    Chaque future demande d'immigration canadienne vous interrogera sur les séjours prolongés et les mesures de renvoi. Préparez une explication claire et honnête de ce qui s'est passé. Les agents souhaitent voir une reconnaissance et une preuve que la situation a été résolue.

Réadmission après un séjour prolongé: À quoi s'attendre

Après avoir dépassé votre séjour et quitté le Canada, la réadmission est possible mais plus complexe. Votre séjour prolongé peut être consigné dans les systèmes d'immigration. Lors de votre prochaine tentative d'entrée au Canada, que ce soit à un poste frontalier terrestre, à un aéroport ou via une demande de visa, vous devrez aborder directement le séjour prolongé. Considérations clés :

  • Divulguer le séjour prolongé. Le dissimuler comporte un risque important, car les séjours prolongés précédents peuvent être consignés dans les systèmes d'immigration. La fausse déclaration est traitée comme une interdiction de territoire distincte de 5 ans en vertu de l'art. 40 de la LIPR.
  • Faites une demande de visa si requis. Certaines situations de séjour prolongé entraînent l'obligation d'obtenir un visa. Communiquez avec l'IRCC ou vérifiez votre admissibilité à l'AVE/au visa avant de tenter de réentrer.
  • Préparez vos documents. Apportez des documents sur le séjour prolongé original, le moment où vous avez quitté le pays et toute correspondance avec l'ASFC ou l'IRCC. Un voyageur bien préparé démontre sa bonne foi.
  • Envisagez un PRT en cas de refus. Si votre réadmission est refusée en raison d'une interdiction de territoire liée à un séjour prolongé, un Permis de résident temporaire peut être approprié pour des besoins de voyage impérieux.

Foire aux questions

J'ai dépassé mon visa de visiteur de quelques semaines. Que se passe-t-il quand je pars?+

L'ASFC peut vous interroger lors de votre départ et consigner le séjour prolongé dans les dossiers d'immigration. Vous ne serez probablement pas arrêté ou accusé si vous partez volontairement sans mesure de renvoi préalable. Cependant, le séjour prolongé figurera dans votre dossier et devra être divulgué et expliqué dans toute future demande d'immigration canadienne.

Mon permis de travail a expiré il y a 3 mois. Puis-je rétablir mon statut?+

Non. La fenêtre de rétablissement de l'art. 182 du RIPR est de 90 jours à compter de l'expiration du statut. À 3 mois (environ 90 jours), vous pouvez être à la limite de l'admissibilité, vérifiez les dates exactes. Si plus de 90 jours se sont écoulés, le rétablissement n'est plus disponible. Vos options sont de partir volontairement ou de faire face à une procédure de renvoi.

Quelle est la différence entre une mesure de départ et une mesure d'expulsion?+

Une mesure de départ vous oblige à quitter le Canada dans les 30 jours et à confirmer votre départ à l'ASFC. Si vous respectez cette obligation, il n'y a aucune interdiction de future réadmission (même si le dossier existe). Une mesure d'expulsion est permanente, vous ne pouvez pas réentrer au Canada sans une autorisation écrite de retour au Canada. Une mesure de départ se transforme automatiquement en mesure d'expulsion si vous ne partez pas à temps.

Un séjour prolongé affectera-t-il ma demande de résidence permanente au Canada?+

Un séjour prolongé doit être divulgué dans toute demande de résidence permanente. Il est évalué dans le cadre de votre historique de conformité. Un seul séjour prolongé mineur, correctement divulgué avec explication, est moins dommageable qu'un défaut de divulgation. Plusieurs séjours prolongés ou une mesure de renvoi non résolue compliquent considérablement toute demande de RP.

J'ai quitté le Canada volontairement après un séjour prolongé. Comment régler la situation pour les futures demandes?+

Le départ volontaire est le meilleur résultat pour une situation de séjour prolongé. Les futures demandes doivent divulguer le séjour prolongé, expliquer les circonstances (p. ex., urgence médicale, malentendu sur les conditions) et inclure des documents montrant que vous avez quitté rapidement une fois que vous avez réalisé le problème. Démontrer la prise de conscience et la conformité est essentiel.

Y a-t-il une interdiction automatique pour un séjour prolongé au Canada?+

Non. Le séjour prolongé en lui-même ne déclenche pas d'interdiction automatique d'une durée fixe. Les interdictions qui existent découlent d'événements précis : une mesure d'exclusion vous interdit généralement de revenir pendant 1 an sans autorisation écrite (5 ans si la mesure visait une fausse déclaration en vertu de l'art. 40 de la LIPR), et une mesure d'expulsion est une interdiction permanente sans une autorisation de retour au Canada. Un simple séjour prolongé que vous réglez en partant volontairement, avant l'émission de toute mesure, ne comporte pas d'interdiction chiffrée, mais il demeure à votre dossier et doit être divulgué. Tenter de le cacher est le plus grand risque : la fausse déclaration constitue une interdiction de territoire distincte de 5 ans.

Combien coûte le rétablissement de mon statut après un séjour prolongé?+

Le rétablissement comporte des frais en plus des frais de permis. Selon le barème de frais le plus récent de l'IRCC, les frais de rétablissement sont de 246,25 $ CA : le rétablissement comme visiteur correspond généralement à ces 246,25 $, le rétablissement comme travailleur est de 246,25 $ plus les 155 $ du permis de travail (environ 401,25 $), et comme étudiant de 246,25 $ plus les 150 $ du permis d'études (environ 396,25 $). Les frais changent et votre situation exacte peut différer, alors confirmez les montants actuels sur la liste officielle des frais de l'IRCC avant de payer. Vous devez tout de même présenter votre demande dans les 90 jours suivant la perte de votre statut pour être admissible.

Qu'est-ce qu'une autorisation de retour au Canada (ARC) et quand en ai-je besoin?+

Une ARC est une permission écrite de revenir au Canada alors qu'une mesure de renvoi est toujours en vigueur contre vous. Vous en avez généralement besoin si vous voulez revenir pendant la période d'interdiction d'une mesure d'exclusion (1 an, ou 5 ans pour fausse déclaration) ou à tout moment après une mesure d'expulsion, qui n'a pas de date d'expiration. Vous n'avez pas besoin d'une ARC après une mesure de départ exécutée si vous êtes parti dans la fenêtre de 30 jours et avez confirmé votre départ, c'est l'avantage clé d'un départ rapide. L'ARC est une demande discrétionnaire évaluée par un agent; elle est distincte de tout visa ou AVE dont vous auriez par ailleurs besoin, et s'y ajoute.

Important: This page is based on publicly available IRPA, IRPR, and IRCC policy information. Overstay situations vary significantly in their legal consequences depending on the type of status, duration, circumstances, and whether a removal order was issued. For overstays of significant duration or with active removal orders, consult an immigration lawyer licensed by your provincial law society immediately. Not legal advice.

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Sources officielles

Cette page est fondée sur le droit et les politiques publiés par le gouvernement du Canada.

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